L’Hodjat-ol-islam Ali Al Ali, écrivain et chercheur koweitien, responsable du secteur de recherches sur l’Iran et le Golfe persique à l’université Saint Cléments en Angleterre et professeur au centre islamique de Qom, dans un entretien avec l’Agence Internationale de Presse Coranique, a déclaré qu’il fallait à la fois accorder une importance aux sciences coraniques de lecture et d’interprétation mais aussi étudier comment nous pouvons dans notre vie quotidienne, utiliser ses enseignements.
« Nous devons organiser des réunions avec les spécialistes car le Coran n’est pas un livre de jurisprudence pure ou de sociologie. Il faut tirer les concepts nécessaires à ces sciences dans le Coran et cela nécessite un travail de groupe dont les membres auront le devoir d’appliquer les règles islamiques dans la société et dans leur travail de recherche et de réflexion.
Nous devons en plus de l’application attentive des règles définies du Coran, trouver de nouvelles idées, extraire les avis coraniques sur les questions contemporaines et les présenter au grand public. Malheureusement les spécialistes coraniques n’ont pas le rôle qu’ils devraient avoir dans la société. Cependant aujourd’hui, nous assistons à un retour au Coran dont il faut profiter pour l’élaboration de recherches de groupe. Nous devons utiliser les activités artistiques et littéraires et les mettre au service des enseignements coraniques.
Il faut aussi ouvrir les recherches dans le domaine des sciences humaines et en particulier dans le domaine économique. Comme je l’ai dit, cela dépasse le cadre des activités individuelles. Le prophète (AS) et les saints Imams (AS) possédaient les meilleures qualités humaines, nous devons suivre leur voie et cela revient aux intellectuels de montrer comment le faire. Comme le dit le Coran « لاَ َ یُكَلِّفُ اللّهُ نَفْسًا إِلاَّ وُسْعَهَا » coran 2 :286, c'est-à-dire que l’être humain subit des épreuves dans la mesure de ses moyens. Nous devons respecter ce principe et le Coran ajoute : «إِنَّ اللّهَ لاَ یُغَیِّرُ مَا بِقَوْمٍ حَتَّى یُغَیِّرُواْ مَا بِأَنْفُسِهِمْ «
C'est-à-dire qu’il faut que les gens bougent pour que Dieu les aide.
Ce sont deux principes qui doivent être respectés dans l’éducation humaine. L’idéologie chiite qui a encouragé l’Ijtihad, a produit des savants et des Références religieuses qui avaient des avis différents. Cette école avance dans le sens des enseignements des Ahl-ul-bayt (AS) et a fait de grands progrès à l’époque des Omeyyades et des Abbassides qui était « l’époque des lumières » pour l’islam. Les revayats et les hadiths qui nous sont parvenus de cette époque sont un trésor dont nous devons nous servir dans notre vie, et qui sont capables d’encourager des transformations au niveau social et individuel. Un hadith du prophète (AS) qui dit qu’ «Ali (AS) est avec la vérité et la vérité avec Ali (AS) » montre que nous avons des modèles que nous pouvons suivre qui se sont inspirés du Coran, et les intellectuels ont un grand travail à faire dans ce domaine. Les spécialistes coraniques doivent contrôler les déviations éventuelles dans le domaine moral et idéologique, et ce travail doit être fait en groupe.
Nous devons considérer le Coran comme un message social et l’appliquer dans nos actes. L’extension de ce message dans la société permettra une baisse des délits et des problèmes moraux. Le Coran invite à la réflexion et c’est à nous de réfléchir comment nous pouvons appliquer ses enseignements dans notre vie et la société », a-t-il dit.
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