Ces derniers, d’origine somalienne, auraient prié environ 10 minutes, deux fois, lors de leur temps de travail. Ils ont reçu leur lettre de licenciement après avoir longtemps milité pour un aménagement des temps de pause en adéquation avec les prières.
La plainte accuse l’entreprise de refuser ces demandes d’ajustement des temps de pause. En effet, il faut savoir qu’aux Etats-Unis, les lois étatiques et fédérales obligent les employeurs à tenir compte des pratiques religieuses des travailleurs à moins qu’elles ne soient un fardeau trop lourd pour cette dernière, ce qui n’est pas le cas ici puisque la demande ne concerne qu’un aménagement des horaires de pause.
La société ne veut entamer aucune discussion ni aucun compromis. Exel se targue pourtant de respecter les pratiques religieuses de ses employés. Or, Jennifer Nimer, directrice de la branche juridique de l’Ohio, spécialiste des relations américano-islamiques, déclare que cette société aurait une longue tradition de discrimination à l’égard des musulmans, notamment des musulmans d’origine somalienne. Elle ajoute que « ce type de discrimination flagrante ne peut être tolérée ». Un gestionnaire aurait été jusqu’à suggérer aux salariés de l’entreprise de prier dans les toilettes pour ne pas être vus.
Les employés de cette firme sont exemplaires dans leur combat, non seulement, en ce qui concerne le point de vue religieux par leur volonté d’être assidus dans leur prière sous peine de perdre leur emploi, mais aussi par leur acharnement contre des employeurs abusant de leurs droits.
Source: islammessage