Le Secrétaire général de l'Organisation de Coopération Islamique, Ekmeleddin Ihsanoglu, a ouvert, dimanche 30 juin 2013, au siège du Secrétariat général à Djeddah, les travaux de la trente-sixième session de la Commission Islamique pour les Affaires Economiques, Culturelles et Sociales de l'Organisation de Coopération Islamique.
Le Secrétaire général a souligné dans son discours inaugural l'importance attachée par le Secrétariat général à la mise en œuvre du Programme d'Action Décennal à l’échelle de l'Organisation et des institutions qui en relèvent, sachant que la bonne application de ce programme représente un challenge historique et inédit pour l’Oummah islamique qui aspire au progrès et à l’essor pour se donner le moyen de relever les défis de l'époque.
Au volet économique, Ihsanoglu s’est attardé sur les réalisations accomplies et les mesures prises depuis 2005 pour booster la coopération économique entre les Etats membres, mesures dont l’impact est reflété par le développement durable amorcé dans les États membres, l’accroissement du volume des échanges commerciaux intracommunautaires et l’harmonisation des stratégies multiformes de lutte contre la pauvreté. Le Secrétaire général a appelé les participants à adopter les résolutions pertinentes afin de consolider les acquis obtenus à ce jour au niveau de la promotion de la coopération économique.
Evoquant l'agenda de l'OCI pour la science et la technologie, le Secrétaire général a souligné que le pourcentage des dépenses publiques consacrées par les États membres aux projets de recherche et de développement ont quadruplé en moyenne, passant de 0,2% du PIB en 2005 à 0,8% en 2012. Ihsanoglu a souligné toutefois que les obstacles les plus importants contre lequel l’effort de promotion de la science et de la technologie continue à buter n’est autre que l'absence de politiques nationales spécifiques d’encouragement de la science, de la technologie et de l'innovation, en plus de la carence du cadre institutionnel d’appui à la science et à la technologie au niveau national, raison pour laquelle l’organisation de la Science, de la Technologie et de l'Innovation a vu le jour en 2010, posant ainsi un jalon important dans l’effort de promotion de la science et de la technologie.
Passant au affaires culturelles et sociales et de la famille, le Secrétaire général a noté que le Secrétariat général de l'Organisation, ses organes subsidiaires et ses institutions spécialisées et affiliées (IRCICA, ISESCO et Académie islamique internationale du Fiqh) ont continué de se focaliser sur la sauvegarde de la culture islamique et le progrès social des peuples musulmans. L'organisation a également pris une position forte et ferme contre les mesures israéliennes visant à détruire le patrimoine islamique dans la ville sainte d’Al Qods en poursuivant les fouilles illégales autour de la mosquée Al Aqsa. Cette situation a suscité au demeurant une vaste prise de conscience de la part de la communauté internationale, qui devait aboutir à l’admission de la Palestine en tant que membre à part entière de l'UNESCO.
Ihsanoglu a conclu son discours en tirant la sonnette d’alarme: « le monde musulman, a-t-il dit, est en train de s’engluer dans le bourbier des dissensions entre les différentes écoles et doctrines; phénomène d’autant plus dangereux qu’il ne cesse de s’amplifier et qui nous commande d’être attentifs à cette situation. Car les affrontements politiques dont certains de nos pays sont le théâtre et qui se reposent sur des calculs sectaires, ne présagent rien de bon. »
Source: oci