Le Hezbollah: La décision de l'Union Européenne est agressive et injuste

13:49 - July 23, 2013
Code de l'info: 2565737
Beyrouth(IQNA)- Le Hezbollah chiite libanais a qualifié lundi d'agressive et d'injuste la décision de l'Union européenne d'inscrire sa branche armée sur sa liste d'organisations terroristes.
Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique citant Al Manar, le parti chiite a par ailleurs estimé que cette décision allait attirer des pertes et des déceptions aux Européens.
Le Hezbollah refuse clairement la décision de l'UE et y voit une décision agressive, injuste, qui ne se base sur aucune justification et aucune preuve, a indiqué un communiqué du parti armé publié tard en soirée.
Le Hezbollah, bête noire des Etats-Unis et d'Israël, a estimé également que l'Union européenne s'est pliée aux pressions américano-sionistes et au diktat de la Maison-Blanche, ce qui constitue une tendance dangereuse, selon le communiqué.
"Cette décision a été rédigée avec une main américaine et de l'encre israélienne, et il n'était demandé à l'Europe que d'apposer son tampon", a renchéri le parti.
Le Hezbollah a également estimé que cette décision "ne correspondait pas aux intérêts des peuples de l'Union européenne".
"Si les pays de l'UE pensent qu'en se soumettant au chantage américain, ils se créent une influence dans notre région arabo-musulmane, nous leur disons, Washington avait pris cette même décision et n'a récolté que des pertes et des déceptions", ajoute le parti.
Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé lundi d'inscrire la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes de l'UE, tout en assurant vouloir continuer à dialoguer avec ses responsables politiques, ce qui devrait s'avérer compliqué.
Le Hezbollah, qui prône la "résistance" contre le régime d’Israël, est déjà inscrit sur la liste américaine des "organisations terroristes" et s'était engagé dans une guerre destructrice contre l'Etat hébreu en 2006.
Cette décision a fortement embarrassé le gouvernement libanais qui avait mis tout son poids pour tenter de dissuader l’Europe de franchir le pas. Le président de la République libanais, Michel Sleiman, a évoqué la question avec la chef de la délégation de l’Union au Liban, Angelina Eichhorst.
Le chef de l'Etat a demandé de revoir la décision en vue de préserver la stabilité du Liban. Le Premier ministre démissionnaire, Najib Mikati, a lui aussi regretté la décision et a demandé à l’Union européenne d’avoir une lecture plus avisée des faits.
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