Place aux jeunes, c'est un peu l'idée de la nouvelle organisation du conseil de l'Islam qui regroupe les 7 mosquées de l'agglomération dunkerquoise. Elu il y a deux mois, Zouhri Mecibah valorise d'emblée les principes d'ouverture. Ne serait-ce qu'en faisant faire le tour de la mosquée Abou Dar, rue de l'Industrie, en Basse-ville. « Voyez, ici, nous avons une salle de cours, pour les enfants de 4 à 18 ans. Nous leur apprenons l'arabe, car, contrairement à ce que la majorité des gens pensent, tous les musulmans ne comprennent pas forcément la langue. D'ailleurs, c'est aussi mon cas. Je suis kabyle. J'ai fini par apprendre quelques expressions et je le lis, mais je ne maîtrise pas la langue. » Le tout nouveau président reconnaît que ce n'est qu'il y a 4 ans qu'il s'est investi plus avant dans l'association de la mosquée, puis au sein du conseil. « Je suis devenu adhérent, car j'ai compris que c'était important pour aider l'association en participant aux frais du bâtiment. Et surtout pour participer à la vie de l'association. Comme tous les fidèles, je venais le vendredi une fois de temps en temps, mais c'était tout. Puis, j'ai eu un déclic.
» Un message qu'il souhaite faire passer à toutes les personnes fréquentant les mosquées. « C'est en discutant avec le président de la mosquée, Mohamed Abed, que j'ai compris qu'il voulait aussi intégrer des jeunes pour leurs compétences. Un informaticien peut être utile par exemple. »
Président de Glacis futsal et adhérent de l'association des événements musulmans (Adem) depuis deux ans, Zouhri Mecibah connaît bien le milieu associatif. « J'aime voir les choses avancer. » Sûrement une des raisons pour lesquelles il a accepté cette présidence du conseil de l'Islam. « Bon, je n'ai pas trop eu le choix aussi », plaisante-t-il.
Ce Dunkerquois d'origine qui a grandi aux Glacis, membre d'une fratrie de quatre frères et soeurs, est formateur en sciences à Dunkerque. « Je fais aussi du soutien scolaire depuis 7 ans. » Son engagement au sein de l'Adem est à l'image des valeurs qu'il souhaite défendre au sein du conseil de l'Islam : l'investissement et les échanges. « Le but, c'est qu'en 2014, le conseil de l'Islam puisse organiser ces fêtes de l'Aïd (début et fin de ramadan) que nous organisons avec l'Adem. » Les autres chantiers sont tout aussi importants comme la consolidation des rapports avec les institutions locales autour de thématiques précises. « Nous souhaitons signer des conventions pour insuffler une nouvelle dynamique, pour structurer et organiser les actions. Faire en sorte d'avoir un interlocuteur et de devenir un interlocuteur identifié. » Pour répondre aux besoins des musulmans et surtout faire de la pédagogie « afin d' éviter les amalgames et les crises ».
Source: lepharedunkerquois