Selon IQNA citant AlJazeera, l'arrêt du tribunal, rendu lundi, s'applique à la confrérie et à l'Association des Frères musulmans, une ONG créée sous la présidence de Mohammed Morsi et qui est accusée de lui servir de façade, mais aussi à « toute organisation qui en émane ».
« La cour interdit les activités de l'organisation des Frères musulmans et de son organisation non gouvernementale et toutes les activités auxquelles elle participe et toute organisation qui en dérive. », selon l’arrêt du tribunal.
Le parti de la Liberté et de la Justice, bras politique des Frères musulmans, pourrait être touché par ce jugement, tout comme l'Alliance contre le coup d'État, l'organisation pro-Morsi qui anime la contestation contre les nouvelles autorités.
Depuis la destitution et l'arrestation de M. Morsi, les nouvelles autorités installées par l'armée répriment violemment les manifestations de ses partisans. Plus de 2000 membres des Frères musulmans ont été arrêtés, dont les principaux dirigeants de l'organisation.
Les autorités semblent déterminées à mettre fin à l'organisation. Bien qu'officiellement interdits depuis 1954, les Frères musulmans se sont activés pendant des décennies de façon clandestine, avant d'être tolérés sans avoir toutefois de statut juridique.
Le 17 septembre, la justice avait décrété le gel des avoirs des plus hauts dirigeants de la confrérie, Mohamed Badie et Khairat Al-Chater, considéré comme l'argentier de l'organisation.
Le jugement rendu lundi peut faire l'objet d'un appel.
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