Âgé d’à peine 28 ans, cet imam, controversé, non seulement il s’opposait aux traditions ancestrales de la région, voulait imposer ses idées salafistes aux citoyens, notamment les fidèles, qui ont tenu à le dénoncer plusieurs fois auprès des autorités compétentes.
Réagissant aux réclamations des membres de l’association religieuse en charge de la gestion de la mosquée de leur village, la Direction des affaires religieuses et des waqfs de la wilaya de Béjaïa a dépêché un inspecteur sur les lieux à l’effet de mener une enquête sur cette affaire qui a défrayé la chronique locale.
Les résultats de l’enquête ont confirmé les écarts de conduite de cet homme religieux, censé officier le culte musulman tout en respectant les traditions spirituelles préétablies en Kabylie. Parmi les incartades de cet imam salafiste, son refus de présider certaines cérémonies religieuses, tel que les chants rituels interprétés lors des fêtes religieuses, notamment le jour de l’Aïd. L’enquête menée sur le terrain a également révélé que ce fonctionnaire des affaires religieuses avait dérobé une quinzaine de livres appartenant à la bibliothèque de la mosquée, sous prétexte que ces ouvrages “n’ont aucun lien avec la religion musulmane”.
Selon des fidèles de la mosquée de Laâzib, il voulait même leur imposer des pratiques religieuses étrangères à leurs habitudes, ce qui lui a valu un bras de fer avec les membres de l’association religieuse et les notables du village.
Face à l’intransigeance de l’imam qui faisait fi de tout le monde, les responsables de l’association religieuse ont décidé de saisir les autorités de wilaya, réclamant son “départ inconditionnel”. Chose qui ne tardera pas à se concrétiser, puisque la Direction des affaires religieuses a fini par procéder à sa révocation. À noter que le phénomène du salafisme ne cesse de prendre de l’ampleur ces dernières années au point d’inquiéter sérieusement certains observateurs politiques, notamment en Kabylie, où plusieurs imams salafistes ont été chassés par des villageois durant l’année en cours.
Source: liberte-algerie