Cette réalité radieuse, n’en déplaise au magnat de l’immobilier mué
en apprenti sorcier de la basse politique, est incarnée magnifiquement
par Carolyn Walker-Diallo, un pur produit de la méritocratie à
l’américaine qui marche fièrement sur les pas de ses parents, deux
activistes communautaires très estimés par la sphère musulmane, mais
aussi au-delà.
Après avoir repris le flambeau familial avec un sens
aigu des responsabilités, se donnant les moyens de matérialiser le «
changement que nous voulons voir dans le monde », la jeune femme de tête
et d’action, éprise de justice et de tolérance, a su marier
harmonieusement sa passion précoce vouée pour le droit et son dévouement
de tous les instants envers sa communauté d’origine.
La création
d’un Tribunal de la jeunesse dans l’Est de New York est le fruit de sa
réflexion et de son implication auprès de la jeune génération musulmane,
ayant à cœur de créer des vocations et de former de futurs juges,
avocats, greffiers, huissiers de justice et jurés dans ce vivier de
talents et d'énergies, loin des stéréotypes qui en font habituellement,
et dès le plus jeune âge, des coupables tout désignés, assis sur le banc
des accusés.
Carolyn Walker-Diallo s’inscrit dans la lignée des
Américaines musulmanes d’exception qui, avant elle, ont brisé le plafond
de verre des discriminations racistes et sexistes, s’imposant comme des
magistrates de premier plan, à l’instar de Sheila Abdus Salam, entrée
dans les annales de la justice américaine en 1992 en sa qualité de
première femme musulmane juge à la Cour Suprême de New York, ou encore
de Charlene Mekled Elder, une Arabo-américaine nommée en 2006 au
tribunal du comté de Wayne, dans l’Etat du Michigan, sans oublier la
juge Halima Dhadina promue à ces hautes fonctions en Californie.
De
quoi hanter les nuits de Donald Trump et surtout le disqualifier aux
yeux de tous, quand il s’époumone, le visage cramoisi, en livrant les
musulmans à la vindicte populaire.
Oumma