Le ministère saoudien de l’Intérieur a annoncé, ce samedi, dans un communiqué, avoir exécuté 47 personnes, condamnées pour "terrorisme". Parmi eux, figurent les noms du dignitaire chiite, Nimr Baqer al-Nimr, une figure de proue de la contestation contre le régime, et Fares al-Shuwail, arrêté en août 2004.
La Cour suprême et la Cour d’appel d’Arabie saoudite avaient confirmé la peine de mort du Cheikh Al-Nimr et que l’application de ce verdict avait été renvoyé au bureau du roi Salman. L’application ou l’abrogation de ce verdict de mort ne dépendait que de la décision du roi, mais, en fin de compte, il a été mis à exécution, ce samedi. Ce qui, par ailleurs, retient l’attention, c’est que ceux qui se posent en avocat des droits de l’Homme, se murent dans le silence, face aux crimes du régime des Al-e Saoud.
Stephen Lendman, théoricien américain, s’est attardé sur l’exécution du Cheikh Al-Nimr, et les raisons du mutisme, observé par les protecteurs occidentaux du régime saoudien, avant de poursuivre: "A mon avis, les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, accompagnés par leurs masses médias, ont fermé les yeux sur les crimes les plus abominables de Riyad".
«Les protecteurs de l’Arabie saoudite ont observé un silence de marbre, face aux soutiens de Riyad à Daech et à d’autres groupes terroristes. L’Arabie saoudite apporte ses soutiens généraux aux terroristes, ce qui n’émeut, en aucune façon, ses protecteurs occidentaux», a-t-il regretté.
Plus loin, dans ses propos, ce théoricien américain a indiqué : «Ils ont fermé les yeux sur l’agression flagrante de l’Arabie saoudite contre le Yémen, effectuée avec le feu vert de Washington».
sahar