Le projet de loi a été approuvé jeudi soir suite à un débat sur un rapport présenté par la Commission des finances sur l’amendement de la loi de 2015 sur les institutions financières.
Dans son rapport, la Commission a recommandé que la proposition d’introduire la finance islamique et ses produits soit adoptée, sous réserve de la création au sein de la banque centrale d’un Conseil consultatif central de la charia.
Les députés ont estimé que l’introduction de la finance islamique serait un grand soulagement pour les emprunteurs ordinaires et les musulmans ougandais en particulier qui aspirent à ce service depuis des années.
Les acteurs du secteur financier ont salué le lancement imminent de la finance islamique en Ouganda, indiquant que cela va augmenter le nombre de choix et développer les services financiers.
Herman Kasekende, le responsable de la Standard Chartered Bank a déclaré aux journalistes à Kampala jeudi que les banques commerciales attendaient impatiemment la banque islamique pour satisfaire les besoins des consommateurs qui ne se sentent pas à l’aise avec les services bancaires disponibles, car ces derniers ne sont pas en phase avec leur religion.
Sous la banque islamique, également connue sous le nom de banque Halal, à la place d’un intérêt imposé par la banque, cette dernière partage plutôt les bénéfices réalisés avec les clients.
Si l’entreprise fait une perte, la banque partage également la perte subie par l’emprunteur.
La banque halal n’applique pas de taux d’intérêt comme le font les banques conventionnelles.