Ce vêtement qui se répand en Europe et aux États-Unis, est devenu un marché intéressant pour les producteurs.
Anas Sillwood, une anglaise convertie à l’islam en 2000, après avoir vécu en Jordanie, est revenue en Angleterre et s’est rendu compte qu’il fallait envisager des tenues islamiques chics et adaptées au milieu britannique. Elle a créé pour cela en 2002, un site de vente en ligne d’habits islamiques « Shokr » respectueux des goûts occidentaux et des besoins des musulmanes. Cette entreprise a connu un grand succès et s’est étendue aux États-Unis, au Moyen orient et en Afrique.
Rafigh al din Shiru qui a fait des études sur le vêtement islamique, a déclaré que l’achat de ces vêtements avait des motivations religieuses mais aussi un intérêt pour les vêtements traditionnels chez les femmes âgées en moyenne de 44 ans dans les pays européens et aux États-Unis, et la croissance de la population musulmane dans les pays islamiques par rapport aux autres pays.
La compagnie turque MODANISA créée en 2012 et dirigée par Karim Touré, est active dans 60 pays, ainsi que la modéliste émiratie « Rabiah » et la modéliste russe Daniala Saderifa qui a participé à de nombreuses expositions en Turquie, aux Émirats et aux États-Unis et dont la moitié des clientes ne sont pas musulmanes.
Nous sommes témoins aussi de la présence sur le marché de sociétés commerciales comme Uniqlo, Dkny, DG et H&M qui proposent des collections de vêtements islamiques qui ont fait beaucoup de bruit dans le domaine de la mode.