Le chef de la diplomatie turque, en visite à Washington, a accordé une interview à la chaîne de télévision turque TRT Haber, mardi, lors de laquelle il a commenté la situation internationale concernant le terrorisme.
«Il faut être plus déterminé et bien définir le terrorisme qui ne touche pas uniquement Ankara, Istanbul, Bruxelles ou le Pakistan, il préoccupe également l'agenda des sommets internationaux importants. Cela démontre que nous ne réussissons pas la lutte", a-t-il déclaré.
La chef de la diplomatie turque a prôné l'adoption d'une définition précise du terrorisme et la non discrimination dans la solidarité contre le terrorisme: "Il faut être déterminé et coopérer. Le terrorisme a plusieurs aspects. Il faut faire en sorte que les processus judiciaires fonctionnent bien. Les pays européens hésitent beaucoup à prendre les mesures nécessaires dans la lutte contre le terrorisme. Ils ne sont pas déterminés à coopérer non plus» a-t-il regretté.
Mevlut Cavusoglu a aussi déploré la montée de l'islamophobie en Europe, indiquant une augmentation des voix racistes au sein du Parlement européen.
«Nous sommes inquiets que cette tendance ait sauté aux États-Unis, pays des libertés. Nous en avons discuté aujourd'hui [avec le Secrétaire d'État américain John Kerry]. Malheureusement, le racisme, la xénophobie, l'antisémitisme qui sont en montée, provoquent le terrorisme et vice-versa. Nous devons être plus forts que jamais", a-t-il souligné.
"Nous observons que les valeurs rassemblant l'Europe sont abîmées. Nous devons freiner [ce processus] sinon, l'Europe se retrouvera dans le climat d'avant la Seconde Guerre Mondiale. Donc nous devons lutter contre l'islamophobie, la discrimination et le racisme tous ensemble. Les chefs religieux doivent assumer une responsabilité dans ce cadre» a-t-il indiqué.
TRT