«La finance islamique est en train de se développer dans le monde. On parle de 2000 milliards de dollars de volume des transactions en 2016 avec un taux de croissance qui tourne autour de 35%. Dans ce volume, la part de l'Afrique de l'Ouest ne représente que 3%», a-t-il fait savoir. Selon lui, le Sénégal doit davantage saisir les fonds d'investissement de la finance islamique. Car selon lui, des efforts sont à faire notamment sur le plan de la législation réglementaire pour mieux attirer la finance islamique.
Allant dans le même sens, Oulimata Diop, directrice de la monnaie et du crédit au ministère de l'économie, des finances et du plan a rappelé que la fiscalité avait constitué à un moment donné une contrainte à la finance islamique car, n'étant pas adaptée à la spécificité de la finance islamique. Avant de rassurer qu'avec le nouveau code général des impôts, ces contraintes ont été levées.
Portant sur le thème : «La Finance islamique au service du Pse», la 4ème édition du forum international sur la finance islamique a pour objectif d'une part de développer une institution forte pour la finance islamique en Afrique de l'Ouest et particulièrement au Sénégal et d'autre part de d'offrir la possibilité de faire de Dakar, un Hub de la finance islamique.
«Ce forum permettra aux citoyens sénégalais et africains d'avoir la possibilité de faire des transactions conformes à la religion et d'avoir des produits conformes à la charia», soutient M. Mbacké.
De son coté, le représentant du Ministre en charge du Plan Sénégal Emergent, M. Kane trouve que ce forum vient au bon moment parce que la finance islamique est importante pour la réussite du Pse. «60% des projets et réformes du Pse doivent venir du secteur privé. Dans cette logique, nous avons besoin de la finance islamique pour que le Sénégal devienne le fer de lance de cette finance islamique en Afrique de l'Ouest ».
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