Juppé pour "une lecture du Coran compatible avec les lois de la République"

10:14 - June 15, 2016
Code de l'info: 3460098
Le maire de Bordeaux a estimé dimanche, sur TF1, qu'il "peut" et qu'il "doit" y avoir "une lecture du Coran et une pratique de la religion compatibles avec les lois de la République".
Alain Juppé muscle son discours. Le maire de Bordeaux, candidat à la primaire de la droite qui aura lieu en novembre prochain, a défendu sa vision de l'identité française dimanche soir, quelques jours après le meeting offensif de Nicolas Sarkozy sur le même sujet.  
Sur le plateau de TF1, qui testait une nouvelle émission politique en vue de l'élection présidentielle de 2017, il a estimé "qu'il doit" y avoir "une lecture du Coran et une pratique de la religion compatibles avec les lois de la République".
 
Un islam "compatible" avec les principes de la République
Il y a "deux attitudes possibles [sur l'islam, NDLR], a-t-il assuré. Si on considère que l'islam est par construction incompatible, insoluble dans la République, c'est la guerre civile [ou] il peut y avoir aujourd'hui, il doit y avoir, une lecture du Coran et une pratique de la religion qui soient compatibles avec les lois de la République et avec tous nos principes y compris l'égalité entre les hommes et les femmes". Sur son blog, Alain Juppé a ensuite précisé sa pensée et explique avoir proposé "que les imams de France prêchent en français et soient titulaires d'un diplôme de formation à l'histoire et aux lois de la République".
"[Il ne faut pas] faire un drame" d'une jeune fille à l'université qui "veut mettre un foulard sur sa tête à condition de ne pas faire du prosélytisme", a-t-il ajouté.

Juppé lassé des campagnes de propagande
Face aux caméras, Alain Juppé a ensuite déploré "être l'objet d'une extraordinaire propagande sur les réseaux sociaux". "On m'appelle 'Ali Juppé', on me qualifie de grand mufti de Bordeaux, on écrit partout que je suis en train de financer à prix d'or une immense mosquée à Bordeaux qui n'existe pas et n'existera pas!, s'est-il insurgé. Quand on veut avoir une position un peu équilibrée et qui ne tombe pas dans les extrêmes, immédiatement on est caricaturé", a-t-il regretté.
La semaine dernière, le maire de Bordeaux s'est retrouvé au coeur d'une tempête après la publication d'un faux tweet par un lycéen qui présentait Alain Juppé comme musulman. Un tweet repris au premier degré par la "fachosphère", des militants d'extrême-droite, qui y a vu un moyen pour accréditer la thèse du "grand remplacement".
lexpress.

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