Dans la foulée de la fusillade d'Orlando, qui a fait 49 morts, le magnat de l'immobilier, candidat à la succession de M. Obama à la Maison-Blanche, a notamment proposé de suspendre l'immigration en provenance de régions du monde « ayant un passé avéré de terrorisme ».
Jugeant que M. Obama n'était « pas assez dur, ou pas assez intelligent », et insinuant même qu'il avait d'éventuelles sympathies pour l'idéologie islamiste, M. Trump a vivement critiqué le président pour son refus d'utiliser le terme « islam radical ».
« Appeler une menace par un nom différent ne la fait pas disparaître ! C'est une distraction politique ! », a réagi M. Obama, très remonté, à l'issue d'une réunion avec les principaux membres de son équipe de sécurité, parmi lesquels le directeur du FBI James Comey.
« Allons-nous commencer à traiter tous les musulmans américains différemment ? Allons-nous les soumettre à une surveillance particulière ? Allons-nous les discriminer en raison de leur foi ? Jusqu'où cela ira-t-il ? », a-t-il ajouté, sans jamais citer Donald Trump nommément.
« J'ai entendu ces suggestions durant la campagne. Les responsables républicains sont-ils d'accord avec cela ? », a-t-il encore dit, à moins de cinq mois de l'élection présidentielle du 8 novembre qui désignera son successeur.
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