On explique ensuite que le Japon n’accorde pas la citoyenneté aux musulmans, que ceux-ci ne peuvent pas obtenir le statut de résident permanent, que la «propagation de l’islam» y est interdite, et que les musulmans ne peuvent pas y louer un appartement.
Bon. Si le Japon a banni l’islam, pourquoi y a-t-il une page Wikipédia intitulée «Liste de mosquées au Japon»?
Ouain.
Voici une citation d’un livre écrit en 2003 à propos de l’islam partout dans le monde: «À cause de la liberté de religion absolue au Japon, on s’attend à ce que le nombre de musulmans atteigne 100 000» (les italiques ont été rajoutées par l’inspecteur).
On ne connaît pas le nombre exact de musulmans au Japon parce que, voyez-vous, le gouvernement japonais n’aime pas trop parler de religion. La question de la religion n’apparaît pas dans le recensement, et on ne demande pas aux immigrants d’indiquer leurs croyances religieuses.
Comme l’explique le site Becoming legally japanese («Comment devenir un citoyen japonais»): «Puisqu’on ne demande pas la religion du candidat dans le formulaire d’application en ligne, le ministère de la Justice ne peut pas publier de statistiques sur la religion (ou la race) des candidats à la citoyenneté».
Alors voilà, le gouvernement ne demande même pas aux immigrants potentiels de déclarer leurs appartenances à une religion. Assez difficile, alors, de bannir une religion.
journalmetro