Je suis de confession musulmane. L’islam est une religion de paix. Molenbeek a beaucoup été montré du doigt et je voulais venir voir Molenbeek. Avec mon nom de famille, j’ai également été stigmatisé », avance Sidi dont le nom de famille Coulibaly n’est pas inconnu. Puisque c’est un certain Amedy Coulibaly qui avait fait une prise d’otage dans l’hyper Casher en janvier 2015. « Mais je n’ai pas de lien de parenté avec lui », précise Sidi.
« Je suis parti du Bataclan, je suis passé par la Belle Equipe, le Petit Cambodge, le stade de France avant de remonter jusqu’en Belgique », poursuit notre interlocuteur qui a fini son périple sur la place communale de Molenbeek à côté du monument en hommage aux victimes, « La Flamme de l’Espoir ». « Les gens sont très bien à Molenbeek. J’étais avec un ami qui me suivait en voiture. On s’est perdu en arrivant à Molenbeek et les gens ont été très gentils en nous indiquant le chemin. Des jeunes ont même proposé de nous héberger », poursuit Sidi qui avait déjà pris une chambre à l’auberge de jeunesse.
Sa courte expérience à Molenbeek, Sidi Coulibaly compte la raconter à son retour à Paris. « J’ai filmé pendant mon périple. Je compte en faire une vidéo sur le thème du vivre-ensemble afin de passer un message de paix », ajoute celui qui tient un restaurant dans le 19 e arrondissement à Paris.
C’est depuis un moment que Sidi préparait son voyage entre Paris et la commune de Molenbeek. « Je suis en train de créer une association où les jeunes venant d’horizons différents pourraient se rencontrer lors de balade à vélo. J’aimerais aussi que des jeunes de ma ville rencontrent des jeunes de Molenbeek », conclut Sidi Coulibaly.
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