
Le président de l’Instance des Affaires religieuses de Turquie Mehmet Gormez a souligné vendredi, que "rien ne justifie qu’un musulman tue son frère musulman, ni pour des intérêts éphémères d’ici bas superflus ni pour des convoitises politiques et de pouvoir".
Gormez prononçait le prêche de la prière du vendredi à la mosquée du roi Fayçal à Islamabad, capitale du Pakistan, où il effectue actuellement une visite officielle.
Mehmet Gormez a appelé l’ensemble des Musulmans, à travers le monde, à s’unir et à éviter les combats fratricides, la désunion et la discorde.
« L’unité de la Oumma [Nation] islamique a été entamée et atteinte à cause de la discorde communautaire, de l’extrémisme sectaire et de la xénophobie nationaliste à laquelle certains appellent pour se séparer de leur Etat fédérateur et de leurs frères, motivés en cela soit par des convoitises terrestres, soit par des trahisons internationale », a-t-il lancé.
« Nous nous étonnons de ce que l’on voit et entend au sujet de l’effusion de sang entre les Musulmans de manière injuste », a-t-il encore renchéri.
Et Gormez de s’interroger : « Pourquoi l’effusion du sang des Musulmans est devenue banalisée de la sorte alors que le Très-Haut leur a ordonné de suivre le chemin de la fraternité, de l’amour, de la loyauté et de soumettre leurs différends aux savants et aux dirigeants pour trancher en adoptant le seul critère de la justice».
« Rien ne justifie qu’un Musulman tue son frère musulman, ni pour des intérêts périssables et éphémères d’ici-bas ni pour des conflits gravitant autour du pouvoir et quel que soit le degré de différend entre eux », a-t-il insisté.
« Notre Prophète ne dit-il pas : ‘Le musulman n'est pas injuste avec le musulman et il ne l'abandonne pas’ », a encore dit Gormez dans son sermon.
« Lorsque l’on effectue notre prière en groupe, nous le faisons en rangs unis derrière un seul imam,», a affirmé le président de Diyanet.
« La prière réunit le riche et le pauvre, le savant et l’ignorant, le supérieur et le subalterne, la personne âgée et le jeune, le noir et le blanc, sans distinction de race ni de rite encore moins de courant politique », a-t-il relevé.
«Il s’agit des Maisons de Dieu, des mosquées qui nous unissent pour adorer le Tout-Puissant et pour se prosterner vers une seule qibla. Ne doit-on pas apprendre et saisir les facteurs de notre union en tant que Oumma (Nation) islamique ? », s’est il interrogé.
S’adressant au peuple pakistanais, Gormez a lancé : « Vos frères en Turquie vous souhaitent, ainsi qu’à l’ensemble des Musulmans de la planète, le bien, la paix, la fierté, la force et l’unité, critère de la Oumma islamique, le rejet de la violence, de la désunion et des combats fratricides ».
« Résolvez vos différends par le biais de la sagesse, du dialogue et de la concertation », a-t-il conclu.
Trt