Le gouverneur de Jakarta sera donc bien jugé pour blasphème. Son appel a été rejeté mardi. Actuellement en campagne pour sa réélection à la tête de la province de Jakarta, Basuki Tjahaja Purnama, surnommé Ahok, avait lors d’un discours affirmé que le Coran n’interdit pas à ses fidèles d‘élire un dirigeant non-musulman.
Une interprétation religieuse qui a suscité la colère des oulémas (théologiens musulmans) conservateurs en Indonésie. Quinze jours plus tard, début décembre, il était déjà entendu par un tribunal pour une première audience.
Une rapidité qui illustre à quel point le sujet est sensible dans ce pays de plus de 250 millions d’habitants qui compte près de 90% de musulmans, ce qui en fait le plus grand pays musulman au monde.
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