
Dans un entretien avec l’Agence iranienne de presse coranique (IQNA), il a indiqué : « Présenter le wahhabisme comme le mal absolu est un rejet absolu de tout dialogue et exige le recours au combat. La vision politique que nous avons, fait penser que le wahhabisme est directement lié à la famille royale saoudienne, alors qu’il s’agit d’un phénomène aux dimensions sociales et historiques.»
« Dans mon livre, a-t-il ajouté, je conseille aux responsables iraniens de comprendre les complexités de l’Arabie saoudite, du réseau international du wahhabisme, de la société arabe et du régime saoudien, pour pouvoir lutter contre la politique de ce régime.»
Le membre du Centre iranien de recherches en sciences humaines a souligné : «Le wahhabisme et le régime saoudien font partie des questions les plus complexes du 21ème siècle et l’Arabie saoudite est un pays qui peut, dans les 50 prochaines années, devenir un pays influent au niveau culturel, politique et géopolitique. Peu de gens en Iran, se sont intéressés au wahhabisme dans une optique sociologique ou dans l’optique de la sociologie des religions.»
« Mon livre, a-t-il ajouté, a pour objectif d’aider les centres de décision du ministère des affaires étrangères dans le choix de politiques et de stratégies efficaces au moins pour les 40 ans à venir, et dans une perspective sociologique et iranienne. »
«Les évolutions dans les centres islamiques dans différents pays, peuvent être au profit de l’Iran et de ses intérêts. Nous pouvons parler de géostratégie dans des pays où la politique, l’économie, l’armée et le pouvoir sont définis. C’est le cas de l’Iran dont les stratégies ne se limitent pas à ses frontières mais nous n’avons pas réussi à intégrer la vision sociologique en tant que « vision iranienne » des évènements mondiaux, ni à créer des concepts mondiaux, ni à former des gens capables de le faire », a-t-il dit.
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