Une source d'inquiétude est l'évolution du salafisme et du wahhabisme saoudien, une des versions les plus rigoristes de l'islam.
"Il y avait auparavant une distinction claire entre le salafisme politique, le salafisme religieux (ou piétiste, ndlr) et le salafisme violent. Maintenant, cette distinction est beaucoup plus vague et c'est une évolution qui est dangereuse", s'inquiète M. Jambon.
Champ libre aux salafistes
Mais il prend soin de faire une distinction entre les "actions de l'Arabie Saoudite", qui a rejeté via son ambassade à Bruxelles les accusations de soutenir le terrorisme en Belgique --"et là, je pense que l'ambassade a raison", dit M. Jambon-- et celles "d'individus de nationalité saoudienne", qui "personnellement font des choses".
En Belgique, "il y a des garages qui se transforment en mosquées" et "cela se joue aussi beaucoup par internet", selon lui: "C'est à notre société de faire des contre-propositions, parce qu'on a laissé trop longtemps le champ libre aux salafistes et à l'EI pour séduire les jeunes avec leurs messages simplistes".
Pour "combattre le terrorisme, on doit commencer par s'attaquer à la petite criminalité", plaide-t-il.
"Les jeunes qui sont dans la petite criminalité, entrent à un moment en contact avec une forme plus grave de criminalité. Ils passent par la case prison, et après ? Ils sont de la 3e, 4e génération issue de l'immigration, ils n'ont pas de diplôme et ont déjà un casier judiciaire. Quel est leur futur ?", déplore Jan Jambon.
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