La Turquie, furieuse de voir ses ministres privés d’activités électorales en Europe, est montée d’un cran lundi dans sa réponse en barrant la route du retour à Ankara à l’ambassadeur néerlandais et en accusant Angela Merkel de « soutenir le terrorisme ».

Les Pays-Bas sont dans le viseur du président turc, Recep Tayyip Erdogan, après leur décision d’empêcher deux ministres turcs de participer sur le sol néerlandais à des meetings en sa faveur avec la diaspora turque, avant un référendum sur le statut présidentiel.
Après avoir qualifié de « nazis » les dirigeants néerlandais, Ankara est passé lundi soir aux mesures concrètes : la Turquie, a déclaré le vice-premier ministre, refuse le retour de l’ambassadeur Kees Cornelis van Rij « jusqu’à ce que les conditions que nous avons posées soient remplies » pour résoudre la crise diplomatique. Et Numan Kurtulmus d’annoncer la suspension des relations au plus haut niveau avec les Pays-Bas.
Face à la crise, la responsable de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a jugé« essentiel d’éviter une nouvelle escalade et de trouver les moyens de calmer la situation ». De son côté le département d’État américain a exhorté Ankara et La Haye à« simplement éviter l’escalade et à s’efforcer de régler la situation ».
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