En Birmanie, loin des idéaux de non-violence et de tolérance attachés à leur religion, des moines fondamentalistes s’en prennent ouvertement aux minorités, à commencer par les Rohingya.
Accompagnée de sa fidèle acolyte Véronique de Viguerie (photoreporter), la journaliste Manon Quérouil est partie enquêter pour GEO sur ces bonzes qui prêchent la haine et sur la communauté musulmane ostracisée. Elle témoigne.
"Après avoir passé une semaine avec les moines extrémistes du mouvement Ma Ba Tha (Comité pour la protection de la race et de la religion), nous avons passé du temps avec la communauté musulmane, explique Manon Quérouil, coauteure du grand reportage paru ce mois-ci sur la montée du bouddhisme radical en Birmanie. Les musulmans sont accusés d'être des extrémistes et de dangereux terroristes. Nous avons voulu faire entendre leur voix qui n'est pas toujours très audible. Pour résumer, on pourrait dire que les bouddhistes sont des Birmans de classe A et les musulmans de classe B. Quant aux Rohingya, ils sont carrément en enfer. Les derniers rapports de l'ONU (publiés en février dernier) font état de viols en série et de massacres. J'espère que cet article permettra d'attirer l'attention sur cette tragédie qui est en train de se jouer à huis clos dans un pays que l'on célèbre par ailleurs comme un pays en voie de démocratisation."
geo.fr