Après son entretien avec la leader birmane, Mme Mogherini a souligné que l'Europe continuerait à soutenir le processus de transition démocratique en cours en Birmanie.
Elle a également reconnu que le refus d'accueil d'une mission internationale se penchant sur les exactions dans l'ouest du pays constituait un point de désaccord entre l'UE et Mme Aung Sang.
En ce qui concerne la résolution adoptée par le conseil des droits de l’homme de l’ONU, Aung Sang a indiqué : « Cette résolution ne correspond guère à ce qui se passe sur le terrain. »
« Nous acceptons seulement les conseils fournis par une commission à part dirigée par l’ancien Secrétaire Général Kofi Annan », a-t-elle ajouté.
Le processus de paix, destiné à mettre un terme aux affrontements entre les groupes ethniques armés et les forces gouvernementales, est au point mort et les perspectives économiques ne sont pas bonnes.
La dirigeante est par ailleurs critiquée par les observateurs internationaux pour avoir rejeté début mars la décision des Nations unies d'envoyer une mission d'enquête sur les récentes exactions contre la minorité Rohingyas imputées à l'armée dans la région de l'Arakan.