Cette méthode authentique, adoptée par les écoles coraniques, repose sur l’écriture des versets sur l’ardoise et leur mémorisation après que le "Fqih” ait ordonné d’effacer l’ancienne version et la remplacer par celle corrigée.
En effet, cette méthode ne permet pas uniquement aux élèves de mémoriser le Coran, mais d’apprendre aussi les styles calligraphiques arabes et de perfectionner la langue arabe classique.
Au fil des générations, l’école coranique a contribué significativement à l’éducation des enfants en les initiant au coran et à ses préceptes et en préservant l’identité spirituelle du Royaume et ses spécificités.
Étant donné le rôle qu’elles jouent dans la diffusion des valeurs au sein de la société, les écoles coraniques ont bénéficié d’une sollicitude particulière de la part des Sultans et des Rois du Maroc, comme en témoigne l’instauration du Prix Mohammed VI des katatibs coraniques, créé en 2002 pour promouvoir ces écoles et développer les méthodes d’apprentissages.
Selon Cheikh Mohamed, responsable de l’une des écoles coraniques traditionnelles à Salé, "les katatibs coraniques jouent un rôle primordial dans la diffusion des valeurs d’un Islam de tolérance et du juste milieu”, estimant que ces écoles ont des répercussions positives sur le comportement des jeunes et les protègent contre toutes formes de délinquance.
En dépit du recul, ces dernières années, du nombre des écoles coraniques dans les villes et régions rurales, certains parents veillent à inscrire leurs enfants à ces katatibs, a-t-il relevé, faisant savoir que durant le Ramadan ces écoles connaissent une grande affluence, surtout que ce mois béni coïncide avec les vacances d’été.
Dans le même ordre d’idées, Mme Asmaa, fonctionnaire, a indiqué avoir inscrit sa fille dès son jeune âge (4 ans) à l’école coranique pour qu’elle puisse apprendre les vraies valeurs de l’Islam, affirmant que le comportement de sa fille s’est beaucoup amélioré depuis. "Elle est devenue très calme et bien disciplinée”, s’est-elle félicitée.
Même son de cloche pour Ahmed, ingénieur dans le secteur public, qui a affirmé avoir inscrit son fils de 5 ans dans un kouttab pour qu’il apprenne les principes de l’Islam et pour bien maîtriser la grammaire arabe.
Il a préféré que son fils fréquente ce "lieu saint” afin qu’il puisse développer certaines qualités relatives à l’assiduité, à la persévérance et à l’esprit de compétitivité, a-t-il ajouté.
La grande affluence sur l’enseignement traditionnel "M’sid et koutab”, qui a formé depuis plusieurs années l’élite de la société, des intellectuels et ouléma, témoigne de l’histoire séculaire de cette tradition ancrée et de sa contribution dans l’édification des fondements de la société islamique modérée.
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