Le Hirka-i Serif (le "Manteau Noble"), tissé de lin, de coton et de soie, fait chaque année l'objet d'une exposition pendant le mois de jeûne sacré pour les musulmans, attirant des centaines de milliers de croyants.
"Qu'est-ce qui peut être plus précieux que cela dans cette vie ?", interroge un vieil homme coiffé d'une calotte. "Je l'ai vu avant de mourir", se réjouit-il, pendant qu'un responsable de l'exposition prévient les visiteurs que les selfies sont interdits.
"Je viens ici chaque année et à chaque fois, j'éprouve la même émotion", renchérit Neziha Polat. Cette dame âgée de 76 ans dit se sentir comme à La Mecque, ville sainte de l'islam où chaque musulman qui le peut a l'obligation de se rendre en pèlerinage.
Le Hirka-i Serif est conservé à Istanbul depuis le XVIIe siècle, lorsque l'Empire ottoman contrôlait une grande partie du monde musulman. La relique est aujourd'hui gardée dans la mosquée éponyme, dans le district conservateur de Fatih.
Mais avant de parvenir à Istanbul, le vêtement sacré a voyagé pendant plus de 1.000 ans, de l'Arabie saoudite à la Turquie, en passant par le Yémen.
AFP