
Organisé pour la deuxième fois, le séminaire se tient du 02 au 04 août à Touba, en collaboration avec le Dr Hasan Ismaty du centre culturel de l’ambassade de la république islamique d’Iran. Le thème séminaire porte sur « la méthodologie des articulations et de la mélodie coranique ». Ce sont le Dr Hassan Ismaty, responsable du centre culturel iranien, et Dr Majid Sakilo qui conduisent le projet de formation. A son ouverture, Serigne Khaly Diakhaté, maître coranique, président de la Rabita qui regroupe les maîtres coraniques de Touba, 3ème vice-président national et président régional de la Fédération nationale des enseignants coraniques du Sénégal, a souhaité la bienvenue aux hôtes et aux différents participants. Ce séminaire, a fait savoir Serigne Khaly Diakhaté, est à sa deuxième édition et « s’inscrit dans le cadre des rapports de coopération entre notre fédération et des pays frères musulmans comme la République islamique sœur d’Iran, avec qui nous avons longuement cheminé dans le cadre des formations scientifiques ». La fédération national vise, à travers ce séminaire, à approfondir les connaissances des maîtres coraniques, les conformer aux outils pédagogiques de notre époque que sont les Tic (Technologies de l’information et de la communication). Connaître le Tajwid iranien, de l’avis de Serigne Khaly Diakhaté, « est une acquisition importante dans l’étude des sciences religieuses et leur vulgarisation dans nos écoles respectives ».
Les «daaras», à travers les maîtres coraniques formés, vont tirer bénéfice en maîtrisant davantage des connaissances acquises à partir de spécialistes dans des domaines ciblés. « Ces formations nous permettent de consolider les connaissances théoriques acquises par des expériences pratiques conventionnées, à travers un programme condensé du formateur, qui fera un suivi avec les étudiants à travers internet », a-t-il ajouté.
Une coopération pédagogique riche en opportunités
Empêché, le président Moustapha Lô a été représenté par Mouhamadou Lamine Fall, le deuxième vice-président de la fédération nationale qui a magnifié la coopération entre la fédération et les pays islamiques. « Aujourd’hui, à l’exception du représentant de la région de Matam, toutes les autres régions du Sénégal sont présentes dans la salle et les participants sont au nombre de 30 maîtres coraniques. Cette coopération a ouvert plusieurs opportunités à nos étudiants à travers des bourses de formation de 3 à 18 mois en Iran », a indiqué Mouhamadou Lamine Fall. Il a révélé que le centre de formation des oulémas de la Mauritanie accueille actuellement 15 à 30 étudiants depuis 4 ans, de même que d’autres universités comme Abdallah Ibn Yacine, en Egypte, en Malaisie et en Turquie. « La barrière linguistique ne constitue pas un facteur bloquant car un langage universel nous unit et c’est le saint Coran; ainsi on se comprend sans difficulté », précisé le vice-président de la fédération nationale. Il faut se cultiver en arabe moderne et le persan, entre autres. Certains de nos étudiants, après 4 ans en Turquie, maîtrisent la langue du pays. Revenant sur la fédération, Serigne Khaly Diakhaté a précisé que l’objectif de cette organisation est uniquement axé sur la formation, l’acquisition de connaissances scientifiques et la maîtrise du Coran. Au-delà des barrières linguistiques, il y a celles religieuses, confessionnelles, entre autres, qui nous réunissent plus qu’elles ne nous opposent. (Mouride, Tidiane, Khadre, Shadilya, shiite se comprennent car nous sommes des amis et avons en commun le Coran qui est notre lien indéfectible. Cette diversité fait notre force et étonne. A l’étranger, il est fréquent qu’on nous demande souvent comment on peut être ensemble et vivre en paix en ayant des convictions différentes. Cela traduit aussi la force de notre culture et des liens qui existent entres les populations du Sénégal», a-t-il dit.
lesoleil