En cette occasion, le chef du Législatif Nabih Berri a assuré que l'Imam et ses compagnons, disparus lors d'un voyage officiel en Libye en août 1978, étaient toujours vivants.
"Nous assurons cela en toute responsabilité", a-t-il dit. "Le Conseil de la Magistrature attend toujours le rapport de l'enquêteur judiciaire ; le comité chargé de cette affaire désire poursuivre ses investigations en Libye, mais ceci est difficile en raison de l'instabilité dans ce pays".
Plusieurs personnalités ont assisté à cette commémoration, dont le ministre de la Défense Yaacoub Sarraf représentant le président de la République Michel Aoun, le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk représentant le Premier ministre Saad Hariri, l'ancien président Amine Gemayel, Hajj Hussein Khalil représentant le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah, le député Mohammad Raad, le président du Conseil islamique chiite supérieure cheikh Abdel Amir Kabalan, des représentants des commissions diplomatiques au Liban et des principaux chefs religieux musulmans et chrétiens, plusieurs ministres, députés et représentants des chefs de sécurité, des chefs de partis libanais et palestiniens, la famille de l'Imam Moussa Sadr, Mme Randa Berri et Mme Rabab Sadr.
M. Berri avait demandé, au début de son discours, à observer une minute de silence pour les martyrs de l'armée libanaise et de la Résistance.
Il a ensuite salué l'Imam Sadr "parce qu'il a brisé le mur du silence". "Grace à lui, nous avons réalisé que le terrorisme israélien et celui takfiriste sont les deux faces d'une même monnaie (...). Il nous a appris que l'Homme représente la richesse du Liban et que la force de la nation réside en son unité et en son armée, son peuple et sa résistance", a-t-il martelé, avant de promettre, à l'Imam et ses compagnons, de "sauvegarder le rêve de la Palestine et les espoirs de son peuple".
M. Berri, qu' s'est également penché sur les derniers développements au pays, a enfin félicité les Libanais pour "leur victoire contre le terrorisme".
ANI