
Il s’est interrogé , « serait-il en état d’arrestation ? L’empêche-t-on de revenir au Liban ? Ces questions sont justifiées à la suite des purges récemment annoncées et qui ont affectées de grands responsables et émirs ».
Pour l’heure nous évoquerons des conclusions et des faits, que tout le monde connaît surtout les ministres et le conseil des ministres restreint, chargé de la préparations des prochaines élections.. Ces faits sont des informations à prendre en compte :
Vous savez qu’il y a quelques jours, un responsable saoudien a tenu des propos hostiles, accompagnés d’insultes et de menaces, comme « purifier le gouvernement du Hezbollah ».
Suite à ces propos, le premier ministre a été convoqué en Arabie et tout le monde au Liban attendait les résultats de cette première visite. Tout le monde s’attendait à ce que Saad Hariri démissionne sous la pression. Or, il est revenu et a affirmé à ses conseillers, ses ministres, ses députés, ses alliés et même dans les réunions avec les diverses forces politiques, que l’Arabie soutient la stabilité et la paix civile au Liban, elle soutient l’actuel gouvernement voire elle a promis de fournir des aides matérielles au Liban, mieux encore , elle a promis de soutenir la tenue d’une conférence internationale de soutien au Liban Paris 5. L’homme était radieux et optimiste, il se préparait pour la réunion Lundi avec des ministres pour préparer les élections parlementaires.
Puis, il est convoqué à nouveau en Arabie d’où il annonce sa démission, une annonce qui s’est faite à travers une chaine satellitaire saoudienne alArabyia et non à travers la chaine satellitaire de son courant alMoustaqbal !
Personne ne sait exactement ce qui s’est passé. Mais, ce dont il est certain c’est que cette démission dans sa forme et dans son contenu ne laisse aucun doute sur le fait que cette démission a été forcée et le premier ministre ne voulait pas démissionner, point à la ligne.
Dans la forme : pourquoi on n’a pas permis à l’homme de revenir au pays pour démissionner ?
Dans le contenu, ce texte, dans sa logique, sa littérature, ses syntaxes, n’est pas un texte libanais, mais un texte saoudien, sans compter que toute le monde a été surpris par cette démission, à commencer par le chef de l’Etat en passant par les ministres, les députés, les alliés comme les rivaux.
Cette démission a provoqué un malaise au Liban, une inquiétude nourrie par des rumeurs, dont je commenterai quelques-unes, et de menaces et si certains au Liban tentent d’exploiter politiquement cet incident, cela s’inscrire dans le cadre d’un règlement de comptes. C’est pourquoi, il est du devoir de chaque force politique de clarifier sa position à l’égard de cette démission.
Al Manar