8:34 - December 14, 2017
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Dans toute la collection du Dhikr, on retrouve les symboles qui ont été peints sans préméditation aucune. Les lectures des œuvres ont été faites après leur réalisation.

«Mes œuvres sont un message de tolérance et de paix»
Vous présentez à la P21 Gallery de Londres une collection riche d’une vingtaine de toiles intitulée «Dhikr Pictural» abordant l’univers religieux. Comment est né ce projet artistique ?
Ce projet est né à travers un long cheminement, soit près de 25 ans de recherche, de lectures, de réflexion et aussi de découvertes… En réalité, en art, on ne cherche pas, on trouve. La collection est formée de 19 toiles, un nombre-clé qui est revenu inconsciemment à travers la plupart de mes œuvres sans m’en rendre compte.


Cette exposition, qui se tient depuis le 1er décembre, coïncidant avec le Mawlid Ennabaoui El Charif, va se prolonger jusqu’au 6 janvier prochain.


Elle a vu le jour dans la capitale du Royaume-Uni grâce à des sponsors, entre autres l’ONDA, qui m’ont fait confiance, et des anonymes qui ont cru en ce message d’espoir qui se trouve actuellement dans une ville cosmopolite, Londres.


A travers vos œuvres inspirées du Saint Coran, vous livrez un message de tolérance qui se devine aisément...
L’exposition se veut pédagogique, d’où mon choix de la faire voyager à travers le monde. Après Alger, où deux expositions se sont tenues en mars 2016 à la villa Dar Abdeltif, et en avril 2017, au palais de la culture Moufdi Zakaria, à Alger, le Dhikr Pictural a été exposé en décembre 2016 à Téhéran (Iran) durant 10 jours.


Là, elle est à Londres, et son impact auprès des visiteurs est des plus enrichissants vu les questionnements des connaisseurs. C’est une façon aussi d’aborder autrement notre religion qui, aujourd’hui, renvoie une mauvaise image qui appelle le public à se documenter et à se faire sa propre opinion.


Vous usez à volonté de signes, de symboles, de chiffres et de lettres en arabesque...
Comme cité précédemment, j’ai fait beaucoup de recherches autour du sujet, telles que la lecture du Coran et son interprétation en français, étant donné que je suis francophone, les références de la chronique de Tabbari, ainsi que les preuves scientifiques trouvées dans certains versets.


On retrouve donc le codage mathématique dans le Coran avec la «basmallah», ou des références scientifiques avec sourate El Hadid. Ainsi, il est mis en évidence l’importance du fer dans la création du monde, un élément indispensable dans la vie humaine et animale.


Parlez-nous du choix de votre palette de peinture qui vire le plus souvent vers des tons chauds ...
Les couleurs utilisées ne sont pas un choix personnel. Elles viennent d’elles-mêmes. Au fur et à mesure que je peins, la toile prend forme et les couleurs s’installent…
Une inspiration qui me saisit et me fait moi-même découvrir ma création.


Pourquoi avoir opté pour des œuvres de différentes dimensions ?
Ces œuvres sont effectivement de différentes dimensions, mais il ne faut pas perdre de vue qu’elles ont été créées à différentes périodes. Ma première création de cette collection a été faite en 2007, soit la «Kaâba» et «Cinq», des œuvres qui ont d’ailleurs été exposées à Berlin cette année-là.


C’est vrai que j’aime travailler sur les grands formats et avoir de l’espace afin de laisser libre cours à mon inspiration. Je n’aime pas me retrouver confinée dans un espace réduit.


La présente exposition sera-t-elle de retour, prochainement, en Algérie ?
Elle reviendra probablement, puisque je vis entre Alger et Londres. Je souhaite aussi qu’elle puisse voyager encore dans d’autres pays pour toucher un plus large public dans un message de tolérance et de paix.


D’autres projets en perspective ?
Je reste focalisée sur cette exposition qui est mon cheval de bataille et qui me tient à cœur… Vu qu’il faut bien vivre, je réponds aux demandes de ceux qui souhaitent acquérir une de mes œuvres.

 elwatan

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