
Ce courrier, révélé samedi par l’agence marocaine de presse MAP, est une réponse au message adressé le mois dernier par le souverain chérifien au président des Etats-Unis, dans lequel il exprimait sa « profonde préoccupation personnelle ainsi que la grande inquiétude ressentie par les Etats et les peuples arabes et musulmans » à propos de ce qui n’était alors encore que « l’intention de l’administration américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des Etats-Unis ». Le roi avait envoyé ce message le 5 décembre, veille de l’annonce officielle par M. Trump de sa décision sur Jérusalem, dont celui-ci avait réservé la primeur, ce jour-là, au président palestinien Mahmoud Abbas et au roi Abdallah II de Jordanie.
En sa qualité de « commandeur des croyants » de son Royaume et de président du « Comité Al-Qods » (Jérusalem en arabe) créé par l’Organisation de la coopération islamique (OCI), le roi y soulignait « l’importance cruciale » de cette ville qui, poursuivait-il, « doit rester une terre de coexistence et un étendard de tolérance ».
Dans sa réponse, le président américain se dit « déterminé à parvenir à un accord de paix durable entre Israël et les Palestiniens », affichant son soutien « à une solution à deux Etats si les parties y adhèrent ». Il ajoute que « les limitations spécifiques de la souveraineté israélienne sur Jérusalem font partie des négociations sur le statut final », précisant que « les Etats-Unis ne prennent pas de position sur les limitations ou les frontières ». Une position qu’il avait évoquée dans sa déclaration polémique du 6 décembre.
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