
Il faut au contraire y déceler avec un regard perçant (un véritable œil de lynx…), et un sens du discernement particulièrement aiguisé, son « amour pour les musulmans », ainsi qu’il l’a affirmé sans craindre de se couvrir de ridicule à Piers Morgan, le journaliste vedette de la chaîne ITV, qui réveille tous les matins les spectateurs anglais au son de son sonore « Good Mornig Britain ».
C’est peu dire que Donald Trump cache bien son jeu, car il faut faire preuve d’une sacrée sagacité pour discerner, derrière ses violents coups de boutoir et son décret anti-immigration très ciblé, le « respect et l’amour » qu’il assure porter à ceux qu’il adore détester… Une bienveillance qui a même échappé à Theresa May, la Première ministre britannique, laquelle avait blâmé ses retweets délétères en novembre dernier, les jugeant indignes de la fonction suprême qu’il s’évertue à désacraliser.
Il vaudrait mieux être sourd que de l’entendre divaguer davantage, notamment lorsqu’il a prétendu « avoir été soutenu par les musulmans pendant sa campagne présidentielle » et est persuadé qu’il compte de « nombreux sympathisants parmi eux » aujourd’hui, car avec lui « ils se sentent en sécurité ».
On savait son cynisme sans nom, d’aucuns le traitant « d’instable, immature, inculte et colérique », à l’image du journaliste américain Michael Wolff, mais n’est-ce pas plus grave docteur ? Trump, grisé par l’ivresse des cimes dans sa « Maison des fous » à Washington, selon la description peu flatteuse qu’en a faite Wolff, n’aurait-il pas totalement perdu pied avec la réalité ?!
oumma