
Là même où ses partisans lançaient des fleurs du temps de ses quinze années passées en résidence surveillée, au plus fort de la répression de la junte, un inconnu a brisé le consensus birman: l’icône de tout un peuple peut aussi susciter la haine.
Et cette fois-ci, ce n’est pas l’armée qui veut s’en débarrasser.Ce jour-là, Aung San Suu Kyi n’était pas à Rangoun, mais dans la capitale du Myanmar (nom officiel du pays), Naypyidaw, où elle a pour voisin l’ancien dictateur Than Shwe.
Un homme qui a permis la transition démocratique. Un homme surtout qui a tout lieu de se féliciter de la tournure des événements: son ancienne ennemie, à la tête depuis deux ans du gouvernement démocratique, focalise désormais les critiques alors que la réalité du pouvoir reste fermement entre les mains des généraux.
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