
Sans surprise, le président sortant Abdel Fattah al-Sissi a écrasé son pseudo-rival, Moussa Mostafa Moussa, qui lui avait publiquement déclaré son soutien avant d'être candidat. Mais la participation, seul véritable enjeu de ce scrutin, est en revanche moins élevée qu'en 2014. Environ 41 % des 60 millions d'électeurs se sont déplacés, contre 47 % lors de la première élection de l'ex-maréchal Sissi, quatre ans plus tôt.
En récoltant un peu moins de 22 millions de voix, le président sortant montre qu'il dispose toujours « d'une popularité certaine mais fragile », note Chloé Berger, chercheuse au collège de Défense de l'Otan. Il est soutenu par certains segments de la classe moyenne « qui ont profité du retour à l'ordre initié par le régime et sont effrayés par la perspective d'une nouvelle contestation sociale ».
L'écrasante abstention reflète cependant « les craintes de la population dans un contexte socio-économique et sécuritaire très incertain », poursuit la spécialiste de l'Égypte.
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