Le football fait oublier les problèmes des Rohingyas

8:36 - July 03, 2018
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Alors que se déroule le Mondial 2018 en Russie, des clubs de football malaisiens ont organisé un tournoi pour les réfugiés Rohingyas à Kuala Lumpur.

 

La Malaisie, pays à majorité musulmane, accueille plus de 70 000 Rohingyas de Birmanie. 


Il serait l’un des pays « les plus tolérants de la région envers les Rohingyas » selon le chercheur David Mathieson de Human Right Watch, qui estime lui à environ 100 000, le nombre de réfugiés en Malaisie. 


Depuis plusieurs années, de nombreux Rohinyas partent vers la Malaisie. Sur les 3 premiers mois de 2015, 25 000 auraient tentés le voyage à bord de bateaux de fortune, dans des conditions de voyage éprouvantes. 


Ainsi, des clubs de football malaisiens ont décidé récemment d’offrir un petit moment de répit pour les réfugiés de cette minorité musulmane persécutée dans son pays, en organisant un tournoi de foot.


Neuf équipes de Rohingyas ont participé à cet événement organisé à l’occasion des célébrations de la fin du ramadan en Malaisie.

 « Le football évacue tout mon stress pendant 90 minutes », a confié à l’AFP Mohamad Ishak, l’un des participants âgé de 17 ans. « Ca vous aide à oublier certains de vos problèmes », a-t-il également ajouté.


Les rencontres étaient ponctuées de discussions sur les matches de la Coupe du monde en Russie. De nombreux Rohingyas portaient des t-shirts à l’effigie de leurs idoles, notamment d’Argentine et d’Allemagne.


Certains ont exprimé l’espoir qu’une équipe de Rohingyas puisse un jour participer à une Coupe du monde, un rêve qui a peu de chance de se réaliser pour ces citoyens considérés comme des étrangers en Birmanie, pays à majorité bouddhiste où ils sont apatrides, même si certains y vivent depuis des générations.

 En Malaisie, ils sont devenus une main-d’oeuvre bon marché pour de petits travaux, même s’ils n’ont officiellement pas le droit de travailler. Leurs conditions de vie restent difficiles, dans la mesure où ils n’ont aucun accès aux prestations de base tels l’éducation et les soins médicaux.


Mais grâce à ce tournoi de football, observe Mohamad Younus, un Rohingya de 44 ans venu comme spectateur, « ils ont au moins quelque chose de positif à l’esprit »

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