
L’événement déclencheur s’est produit le mardi 3 juillet au soir lors d’un contrôle de police à Nantes. La police avait demandé à un jeune conducteur de s’arrêter et de descendre de sa voiture. Faisant semblant de sortir du véhicule, le jeune a tenté d’agresser l’officier de police. Un autre agent n’a pas tardé à réagir et a tiré sur le conducteur, qui a succombé à ses blessures avant d’arriver à l’hôpital.
Aussitôt après les faits, les habitants du quartier du Breil se sont rassemblés sur place pour manifester contre la violence policière. Ils ont tiré des cocktails Molotov et mis le feu à trois voitures et à un centre commercial.
Les affrontements ne se sont pas arrêtés là. Le lendemain de la mort du jeune automobiliste de 22 ans, l’incendie d’une cinquantaine de véhicules et des tirs de projectiles incendiaires vers cinq bâtiments administratifs, dont un commissariat, ont marqué la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 juillet, suite à laquelle 11 personnes ont été interpellées et une jeune fille a été blessée.
Les autorités appellent au calme et font savoir qu’une enquête sur le déroulement de la tragédie et l’utilisation de l’arme à feu a été diligentée par le bureau du procureur, tandis que la police annonce une aggravation des circonstances dans les jours à venir.
La vague de manifestation s’est propagée jusqu’en banlieue nord de Paris, où 200 personnes sont descendues dans la rue et ont lancé des cocktails Molotov sur les commissariats situés à proximité.
presstv