France : les députés de la majorité rencontrent les responsables du culte musulman

9:28 - September 03, 2018
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Le groupe de travail constitué au printemps autour du parlementaire LaREM Florent Boudié mène lundi une série de consultations à Marseille sur la question du financement du culte, de la formation, et de l'abattage cultuel.

La laïcité est peut-être l'un des sujets qui divise le plus le groupe hétéroclite des députés La République en marche. Alors que l'exécutif avance prudemment sur la réforme de l'Islam de France, une petite vingtaine de députés multiplient les auditions depuis le mois de mai afin de proposer des pistes dans un rapport informel à l'Élysée, Matignon et Beauvau. «Notre but est d'accompagner la réflexion du président de la République et du gouvernement sur les trois axes de travail qui sont l'organisation et le financement du culte, la formation des cadres, ainsi que la question de la représentativité du Conseil français du culte musulman», explique au Figaro Florent Boudié, député La République en marche (LaREM) de Gironde, qui pilote le groupe de travail. «Il faut prendre en compte la situation particulière de l'islam car l'islam traverse une période de crise», souligne l'élu, qui s'inscrit en faux contre la «conception identitaire» de la laïcité et une «forme de laïcisme radicalisé».


Lundi, Florent Boudié, ainsi que Saïd Ahamada, député LaREM des Bouches-du-Rhône et une poignée d'autres élus, vont rencontrer les acteurs du culte musulman à Marseille. Au programme, notamment: une rencontre avec Bachir Dahmani, ancien recteur de la mosquée El-Nsar, des échanges avec un boucher pratiquant l'abattage rituel au sein d'une boucherie halal, un rendez-vous avec les imams de Font-Vert et d'Istres... «C'est notre première visite de terrain, il sera aussi question de la clarification de ce qui relève du culturel et donc du financement public et de ce qui relève du cultuel concernant les associations», annonce Florent Boudié. «Les dérives fondamentalistes existent, elle ne sont pas forcément propres à l'islam, et il faut être en capacité de rassembler le camp des laïcs qui sont actuellement divisés.»


En parallèle, les «assises territoriales de l'Islam de France», une grande consultation lancée par le gouvernement, se poursuit jusqu'au 15 septembre dans les départements. Les annonces de l'exécutif sont attendues pour l'automne. Une chose est sûre, Emmanuel Macron ne semble pas prêt à modifier la loi de 1905.

lefigaro

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