M. Aïssa : « L’Algérie est une école de lutte et de prévention contre la radicalisation »

8:04 - September 15, 2018
Code de l'info: 3467300
Dans le cadre de la commémoration du 28e anniversaire du lancement de la Radio-du-Saint-Coran, cette chaîne a organisé, jeudi au centre Aïssa-Messaoudi, une conférence sur le thème « Vivre ensemble en paix sur la terre de paix».

«Les Algériens gagneraient à préserver le précieux acquis de la paix et de  la stabilité», a estimé le ministre de la Communication. «L’Algérie est une école de lutte et de prévention contre la radicalisation», a souligné le ministre des Affaires religieuses.


Dans le cadre de la commémoration du 28e anniversaire du lancement de la Radio-du-Saint-Coran, cette chaîne a organisé, jeudi au centre Aïssa-Messaoudi, une conférence sur le thème « Vivre ensemble en paix sur la terre de paix».  Placée sous le haut patronage du ministre de la Communication, de concert avec les Affaires religieuses et les Wakfs, ainsi que le Haut Conseil islamique, cette commémoration a vu la participation des chargés des deux départements ministériels et du HCI, des professeurs d’universités qui sont revenus sur le vivre ensemble, consacré par  la réconciliation nationale, ce modèle algérien qui s’est fixé comme objectif la promotion des valeurs du pardon, la tolérance et le rejet de la violence.

Intervenant, lors de cette journée thématique, le ministre de la Communication, M. Djamel Kaouane, a  tenu à affirmer d’emblée que cet espace médiatique s’est toujours distingué par la modération et la tolérance, depuis sa création, accomplissant ainsi une mission historique et un devoir professionnel des plus  nobles  lorsqu’ils ont choisi leur attachement à leur pays, résistant ainsi courageusement,  aux «mensonges des courtiers de la religion et les ennemis de la vie». Tout en rendant hommage aux victimes de la tragédie nationale de cette chaîne, le ministre a précisé que cette radio a contribué au rétablissement de la paix et au développement durable, à travers des programmes s’inspirant de la réalité du terrain et qui tient compte  de notre  référent religieux, basé sur la modération et une politique nationale qui prône réconciliation et égalité en termes de droits et devoirs».

M. Djamel Kaouane, abordant le volet modernisation du secteur des médias, ne manquera pas de souligner les efforts consentis par l’État dans ce sens, afin d’améliorer les prestations de service, ainsi queles performances, à l’heure de la communication et de l’information électroniques, insistant sur l’actualisation de la stratégie du secteur pour aller vers plus de professionnalisme à même de garantir au citoyen son droit à l’information, à l’éducation et au loisir.

Il insistera enfin sur le fait que la proclamation du 16 mai par l’ONU comme Journée mondiale du vivre ensemble, en 2017, à la demande de l’Algérie, tout comme la consécration du «prix du Président de la République du Journaliste professionnel», pour  cette  année,  au thème  du vivre ensemble, viennent confirmer les orientations de notre pays s’articulant sur des fondamentaux, à savoir la solidarité et la tolérance entre les citoyens.

S’exprimant, pour sa  part, lors de cette journée, le ministre des Affaires religieuses, M. Mohamed Aïssa, dit que la radio du Saint Coran a été toujours été un barrage contre l’obscurantisme et le radicalisme ; une idéologie, voire conviction, affirmée haut et fort par tous ceux qui ont été assassinés durant la décennie noire, relevant le franc succès, réalisé par cette chaîne, dépassant les frontières algériennes, avec une méthode et un terreau algériens ayant comme seuls outils pour convaincre, l’argument et la bonne parole.

 Il explique également que le discours civilisationnel prôné par notre pays est devenu une école mondiale qui partage notre expérience avec la réconciliation nationale, confirmée, via la commémoration de la Journée mondiale du vivre ensemble, pour la première fois. Un principe, dit-il, recommandé par l’islam, à travers plusieurs sourate. M. Mohamed Aïssa évoquera, dans la foulée, la Déclaration du 1er Novembre  1954 qui insiste sur le devoir de défendre les libertés individuelles, l’islam et la lutte contre l’exclusion, avant de poursuivre que ce même souci est confirmé par la loi sur la réconciliation nationale en faveur de laquelle l’Algérie a renoué avec la stabilité et la sécurité. Il annonce, enfin, que son département ministériel prévoit l’organisation d’une cérémonie pour rendre un hommage posthume aux 114 imams et  les 19 moines assassinés durant les années 1990. Des communications sur la réconciliation dans la législation algérienne, la charia  et nos mœurs sociales et culturelles ont été à l’ordre du jour de cet espace, dédié au vivre ensemble.

elmoudjahid

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