10:39 - December 09, 2018
Code de l'info: 3468085
Footballeur à Melbourne, Hakeem Alaraibi est détenu à Bangkok. L'Australie exige son retour, le Bahrein son extradition.

Le gouvernement australien a réclamé dimanche le retour d'un ancien footballeur de l'équipe nationale du Bahrein qui est détenu en Thaïlande depuis le 27 novembre alors qu'il a le statut de réfugié politique en Australie.


Hakeem Alaraibi, 25 ans, est footballeur semi-professionnel dans un club de Melbourne, après avoir été membre de la sélection nationale du Bahrein, pays qui demande à présent son extradition.


«L'Australie est préoccupée par le maintien en détention de M. Hakeem Ali Alaraibi et appelle à son retour immédiat en Australie», a déclaré dans un communiqué la ministre australienne des Affaires étrangères, Marise Payne.

«L'Australie a fait et continuera à faire des démarches diplomatiques à un haut niveau pour obtenir le retour de M. Alaraibi», a ajouté Mme Payne. Elle a indiqué qu'elle s'était entretenue de cette affaire avec son homologue thaïlandais Don Pramudwinai.


Hakeem Alaraibi a été arrêté le 27 novembre par les services d'immigration thaïlandais alors qu'il venait d'arriver à Bangkok pour des vacances avec son épouse. Il est détenu depuis lors et un tribunal thaïlandais doit statuer sur son sort la semaine prochaine, alors que le Bahrein réclame son extradition.

Alaraibi a été condamné par contumace par la justice du Bahrein sous l'accusation d'avoir endommagé un poste de police en 2012. Mais il déclare qu'il se trouvait à l'étranger pour jouer un match au moment où le délit présumé a été commis. Hakeem Alaraibi dit qu'il a été arrêté et battu au début des manifestations qui ont eu lieu au Bahrein en 2012 dans le cadre du «Printemps arabe». Il a obtenu cinq ans plus tard le statut de réfugié politique en Australie.


La Fifa exige sa remise en liberté et a demandé jeudi aux autorités thaïlandaises de lui «permettre de rentrer en Australie (...) le plus tôt possible». Des organisations de défense des droits de l'homme sont aussi intervenues en sa faveur.


Alaraibi a déclaré à l'AFP qu'il craignait d'être envoyé à Bahrein. «Je me sens très nerveux maintenant. Vous pouvez regarder les nouvelles de Bahrein, il n'y a pas de droits de l'Homme là-bas». 

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