9:49 - December 29, 2018
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La chambre basse du Parlement indien a voté en faveur d’un projet de loi qui punit jusqu’à trois ans d’emprisonnement la répudiation des femmes musulmanes par leur mari. Une décision qui a créé la polémique en Inde.
 
C'est un sujet cher au parti nationaliste hindou au pouvoir, la pratique du « triple Talaq », cette sorte de divorce instantané est déjà interdite dans de nombreux pays musulmans. Le parti du Premier ministre Narendra Modi souhaiterait qu'elle le soit désormais en Inde.
 
Il y a eu plusieurs heures de débats agitées, avant que le parti du Congrès, le principal parti d’opposition, et ses alliés quittent le Parlement, procédant ainsi à un boycott du vote jeudi 27 décembre.
 
Le projet de loi dit de protection des droits sur le mariage pour les femmes musulmanes, a été mis sur la table un peu plus d’un an après que la Cour suprême indienne avait jugé anticonstitutionnelle la répudiation automatique par les maris musulmans.
 
Les détracteurs de ce projets de loi affirment que son but est de « pénaliser » les hommes musulmans sous couvert de défendre les droits des femmes. Il doit encore être voté à la Rajya Sabha, le Sénat indien, ou l’opposition détient la majorité, contrairement à la chambre basse.
 
Une pratique interdite dans des pays majoritairement musulmans
 
Ce projet de loi a par ailleurs déjà été amendé pour autoriser entre autres la libération sous caution pour le délit de répudiation immédiate, ce qui n’était pas le cas dans le texte initial.
 
La pratique dîte du « Triple Talaq » autorise les hommes musulmans officialiser leur divorce, de manière unilatérale en répétant 3 fois de suite le mot « Talaq » qui signifie répudiation.
 
Cette pratique, interdite dans des pays à majorité musulmane comme l’Irak ou le Pakistan, est encore autorisée en Inde, ou chaque religion possède son propre code civil.
rfi
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