8:57 - April 30, 2019
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Les personnalités de l’opposition et des militants qui ont été déchus de la nationalité bahreïnie ne font pas partie des centaines de personnes dont la nationalité sera rétablie dans le cadre d’une amnistie annoncée la semaine dernière.

Selon Reuters, Bahreïn, proche allié des États-Unis dans la région du golfe Persique, assiste depuis le début de 2011 à des manifestations presque quotidiennes contre la dynastie Al Khalifa, au pouvoir. Manama a eu recours à des mesures sévères pour tenter d'écraser les manifestations.

Des dizaines de Bahreïnis ont été tués et des centaines d'autres blessés et arrêtés dans le cadre de la répression en cours contre les manifestations pacifiques.

Depuis les manifestations, le régime a poursuivi des centaines de militants lors de procès en masse, interdit les principaux groupes d'opposition et révoqué la citoyenneté d'environ 1 000 ressortissants.

Le ministère de l'Intérieur de Bahreïn a publié samedi une liste de 551 personnes qui ont retrouvé la citoyenneté en vertu d'un décret publié par le roi Hamad bin Isa Al Khalifa, qui visait à leur donner "l'occasion de revoir et de modifier leur comportement".

Les personnes identifiées appartiendraient pour la plupart à des familles musulmanes chiites, ont déclaré des activistes à Reuters. Mais des personnalités telles que Sheikh Isa Qassim, chef spirituel de la majorité chiite du pays, ne figuraient pas sur la liste.

La citoyenneté de Qassim a été révoquée en 2016. Par la suite, le gouvernement l'a autorisé à se rendre en Grande-Bretagne pour des soins médicaux.
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