7:31 - September 28, 2019
Code de l'info: 3470696
Le Premier ministre pakistanais a affirmé, à l’issue d’une rencontre avec les dirigeants mondiaux au siège des Nations unies à New York, qu’il était déçu de la réaction de la communauté internationale face aux événements au Cachemire.
Du haut de la tribune de l’Onu, le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a accusé l’Inde, vendredi 27 septembre, de préparer «un bain de sang» en cas de levée du couvre-feu au Cachemire.
 
«Il y a 900.000 soldats sur place, ils ne sont pas venus, pour citer Narendra Modi, pour la prospérité du Cachemire. Ces 900.000 soldats, que vont-ils faire? Il y aura un bain de sang», a-t-il souligné.
 
Dans ce contexte, le chef du gouvernement pakistanais a déclaré redouter de nouveaux affrontements entre les deux puissances nucléaires.
 
«Si une guerre conventionnelle éclate entre nos deux pays, tout peut arriver […]. Nous nous battrons […] et quand un pays nucléaire se bat jusqu'au bout, cela peut avoir des conséquences bien au-delà de ses frontières», a-t-il indiqué.
 
Son homologue indien, Narendra Modi, a lui aussi pris la parole à la tribune des Nations unies sans évoquer expressément la situation explosive du Cachemire, mais en soulignant qu’il voulait «mettre en garde le monde» contre des réseaux extrémistes, l’Inde accusant régulièrement Islamabad de soutenir ces derniers.
 
Objet d'un litige territorial
La région du Cachemire est une véritable pierre d'achoppement dans les relations entre deux pays voisins, l'Inde et le Pakistan. Malgré le cessez-le-feu conclu en 2003 après plusieurs conflits armés, l'instabilité dans la région persiste.
 
La tension est montée d’un cran en août après que l’Inde a révoqué l'autonomie constitutionnelle du Jammu-et-Cachemire dont le Pakistan revendique la souveraineté. En réaction à cette décision, le Pakistan a expulsé l'ambassadeur d'Inde à Islamabad et a mis fin au commerce bilatéral.
sputniknews
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