10:37 - January 05, 2020
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Le martyre du Général Soleimani a été largement reflété dans les médias internationaux et de nombreuses analyses et rapports ont suggéré que les tensions au Moyen-Orient, pourraient augmenter, en particulier entre l'Iran et les États-Unis.

Le site Internet d'Al-Jazeera, présente une analyse d'Ibrahim al-Marashi sur cet attentat et ses conséquences.


Faisant référence à la violation de la souveraineté nationale irakienne dans cette attaque, Al Marashi précise que cette décision était la décision de politique étrangère la plus erronée du président américain Donald Trump au Moyen-Orient, et une violation manifeste de la souveraineté nationale irakienne, susceptible d'entraîner une nouvelle instabilité dans le pays.


« La violation de la souveraineté irakienne par les États-Unis, non seulement frustre le peuple irakien et augmente son ressentiment envers les États-Unis, mais augmentera également les pressions sur le gouvernement irakien pour le renvoi des 5000 soldats américains stationnés dans ce pays. La décision de Trump d'assassiner Qassim Soleimani et Abou Mehdi al-Muhandes, haut commandant au sein de l’organisation Badr, a fourni l'occasion de renforcer les groupes de résistance et de manifester la colère des Irakiens face aux violations continues de la souveraineté nationale. Seulement 10 mois avant l'élection présidentielle américaine, Trump semble avoir oublié une de ses principales promesses électorales de 2016 à savoir la réduction de la présence militaire américaine à l'étranger, en particulier au Moyen-Orient. Suite à l'attaque de la semaine dernière contre l'ambassade des États-Unis, l'administration Trump avait annoncé que 750 soldats seraient envoyés au Moyen-Orient et 4000 autres par la suite. Cela s'ajoutant aux 14000 soldats américains déployés dans la région depuis mai 2019, en raison de l'intensification des tensions avec l'Iran. Après des frappes de drones sur les installations pétrolières saoudiennes d’Aramco, 3000 soldats avaient été déployés en octobre 2019. Si la situation sécuritaire empire, davantage de troupes seront probablement envoyées dans la région. L'Iran a plusieurs fronts sur lesquels il pourrait intensifier ses actions contre les États-Unis et leurs alliés, notamment au Liban, en Syrie, au Yémen et dans le Golfe Persique. En Irak, cela pourrait intensifier les attaques des groupes pro iraniens contre les troupes et les installations américaines, et faire pression sur le gouvernement irakien pour exiger le retrait des troupes américaines. Les partis politiques en avaient fait la demande après la visite de Trump à une base américaine à Bagdad l'année dernière, sans préavis et sans rencontre avec le président irakien, Abdul Mahdi. Au début de cette nouvelle décennie, les événements de la semaine dernière montrent que les États-Unis continuent à se tromper sur les conséquences de leurs actions au Moyen-Orient, et la décision de vendredi de Trump orientera le mouvement de protestation irakien vers les États-Unis ».
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