9:20 - January 12, 2020
Code de l'info: 3471668
L’ambassadeur de la République populaire de Chine à Alger, Li Lianhe, a déclaré samedi 11 janvier lors d’une rencontre avec la presse algérienne, que son pays compte sur « la compréhension et le soutien de l’Algérie pour les mesures de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme prises par le gouvernement chinois », dans la région de Xinjiang visant la minorité musulmane des Ouïghours.
Le diplomate chinois a tenté d’apporter des clarifications sur ce qu’il considère comme une « campagne de propagande et de manipulation sur ce qui se passe dans la région de Xinjiang », dirigée par les Etats-Unis d’Amérique et des pays occidentaux à l’image de la France et du Royaume-Uni visant à ternir l’image de son pays.
 
L’ambassadeur a estimé que les événements survenus dans cette province ne sont pas liés « à une quelconque question ethnique ou religieuse, ni même à des questions des droits de l’homme ou de la démocratie», mais ils concernent seulement « des mesures de traitement antiterroriste et de lutte contre la montée de l’extrémisme ». 
 
L’Algérie n’a jamais dénoncé la persécution des Ouïghours   
Il faut souligner que malgré la vague d’indignation mondiale contre les traitements « contraires au droit humain », réservés depuis plusieurs années, aux musulmans Ouïghours par les autorités chinoises, l’Algérie n’a jamais dénoncé le moindre fait.
 
En mars 2019, l’organisation de la coopération islamique dont l’Algérie est membre avait même salué les efforts du gouvernement chinois dans la lutte contre le terrorisme et contre l’extrémisme religieux et la protection de la minorité Ouïghoure. La réaction des autorités islamiques mondiales et l’Organisation de coopération islamique (OCI), a été vue comme une trahison et une complicité.
 
Il faut souligner que près d’un million de Ouïghours seraient détenus dans des camps d'internement situés dans la province chinoise du Xinjiang. Ces camps ont été construits par les autorités chinoises à partir de 2014 dans le but d'interner des centaines de milliers de musulmans pratiquants Ouïghours et kazakhs dans le cadre d’une vaste campagne d’anti-terrorisme visant les islamistes et les indépendantistes après de nombreux attentats en 2013 et 2014.
 
Lorsque les premiers indices ont commencé à fuiter, en 2017, les autorités chinoises ont d’abord nié en bloc l’existence de ces camps, avant d’évoquer des « centres de formation professionnelle » pour « lutter contre l’extrémisme » basés sur le « volontariat ».
observalgerie
Prénom:
Email:
* Commentaire: