11:35 - May 31, 2020
Code de l'info: 3473010
Téhéran(IQNA)-Le racisme dans la société américaine est un problème qui fait des victimes spécialement parmi les minorités raciales et religieuses.
Depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, la situation des Noirs aux États-Unis, et celle des autres minorités raciales et religieuses, et le meurtre de Noirs non armés par la police américaine, ont une fois de plus mis en lumière la déplorable situation des droits de l'homme dans un pays qui se présente comme un pays civilisé et à la haute culture.
 
Les photos du meurtre d'un homme noir non armé nommé George Floyd, par un policier à Minneapolis, la plus grande ville du Minnesota, publiées le 26 mai 2020, ont entrainé des protestations contre la violence de la police américaine à l’encontre des minorités raciales, en particulier des Noirs, qui rappellent les émeutes de Los Angeles en 1992. 
 
Les protestations se sont intensifiées au point que le gouverneur du Minnesota, le 29 mai, a fait appel à la Garde nationale. Les manifestants ont endommagé de nombreuses entreprises et magasins appartenant aux minorités, selon les médias.
 
Bien que l'égalité raciale et religieuse soit garantie par la loi américaine, des incidents tels que l'assassinat de George Floyd ont fait naître des soupçons sur son application. 
De nombreux exemples de discriminations ont été enregistrés à l’encontre des personnes de couleur dans l'histoire des États-Unis, notamment les noirs, les Indiens, les Mexicains, les Asiatiques et les Italiens. Les musulmans, les juifs, les catholiques, les témoins de Jéhovah et les Amish font partie des groupes religieux aux États-Unis, qui sont le plus victimes de discrimination.
 
Les Noirs américains, appelés dans le discours officiel les Afro-américains, sont la deuxième minorité raciale aux États-Unis après les Latino-américains. Bien que cette minorité ait progressé économiquement ces dernières années, et qu'un homme noir (Barack Obama) ait été à la tête du pouvoir pendant huit ans, les Noirs américains continuent de faire face à des problèmes de pauvreté et de discriminations sociales.
 
Certains militants et universitaires affirment que la couverture médiatique aux États-Unis des nouvelles, des préoccupations ou des problèmes de la minorité afro-américaine, est insuffisante et donne une image déformée des Afro-Américains.
سیاهان و مسلمانان، مظنونان همیشگی سیاست‌های نژادپرستانه ترامپ
La pauvreté est un des problèmes les plus graves et les plus anciens des sociétés africaines et américaines. Cette pauvreté est associée à un taux plus élevé de problèmes de santé physique et mentale, d'invalidités, de déficiences, d'analphabétisme et de criminalité. 
 
En 2004, environ 25% des familles afro-américaines vivaient en dessous du seuil de pauvreté. En 2007, le revenu moyen des Afro-Américains était d'environ 34 000 dollars, tandis que le revenu annuel moyen des blancs était de 55 000 dollars par an. La pauvreté a entraîné une augmentation de la criminalité parmi les noirs qui constituent 40% de la population carcérale.
 
Selon des recherches de la Brookings Institution aux États-Unis, Donald Trump aurait répété à plusieurs reprises, des propos racistes et xénophobes dans ses discours et ses interviews, en particulier contre les musulmans.
 
Selon l'institut de recherche, la campagne électorale de Donald Trump en 2016, était clairement empreinte de racisme, de sexisme et de xénophobie. Alors que certains observateurs ont attribué le succès de Trump aux préoccupations économiques, les données montrent que les sentiments anti-immigrés, racistes et sexistes ont beaucoup plus contribué à la victoire de Trump que les problèmes économiques.
سیاهان و مسلمانان، مظنونان همیشگی سیاست‌های نژادپرستانه ترامپ
Les données du FBI montrent que la violence contre les minorités et les crimes de haine ont augmenté depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. D'une certaine manière, la présidence de Trump a créé une deuxième vague de crimes de haine dans la société américaine, après le 11 septembre. 
 
Trump a commencé sa campagne présidentielle de 2016 avec un discours sur les immigrés mexicains et les afro américains qu’il a qualifiés de criminels, de trafiquants et de violeurs. 
 
Les positions de Donald Trump sur le conflit de Charlottesville en 2017, après un défilé raciste de blancs et leurs opposants, ont conduit certains à croire que le président américain qui avait tweeté qu’il y avait des gens très bien dans les deux groupes, se considérait comme faisant partie des blancs racistes.
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En 2018, Trump a également critiqué la politique d'immigration aux États-Unis, qualifiant le Salvador, Haïti et les pays africains de « fosses d’excréments », et a été très critiqué pour ces propos racistes. 
 
En juillet 2019, Trump a tweeté à propos des femmes démocrates au Congrès, "Pourquoi ne retournez-vous pas dans vos pays qui ont des gouvernements en faillite, inefficaces et corrompus ? " Bien qu'il ait nié plus tard, le caractère raciste de ses propos, il a souligné que si quelqu'un avait des problèmes aux Usa, il pouvait partir.
 
En janvier 2018, le journaliste de la CNN Jim Acosta, se référant à un rapport du Washington Post, a déclaré que les déclarations de Trump en 2016 et 2017, montraient que le racisme du président à l'égard des personnes de couleur.
 
En tant que minorité religieuse aux États-Unis, les musulmans ont subi des pressions supplémentaires pendant la présidence de Trump. Les pressions qui ont suivi les événements du 11 septembre 2001, ont fait des musulmans des suspects permanents.
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Peut-être que la plus grande décision de Trump contre les musulmans, a été le décret interdisant aux musulmans de voyager aux Usa, que beaucoup considèrent comme opposé à la Constitution qui interdit les discriminations fondées sur la race ou la religion.
 
En fait, la décision de Trump d'interdire l'entrée des citoyens de plusieurs pays à majorité musulmane, a officialisé les discriminations à l’encontre des minorités religieuses. Cette décision a été très mal accueillie par de nombreuses organisations de défense des droits de l'homme et d'organisations religieuses et politiques aux États-Unis, qui ont condamné cette interdiction prise sous prétexte de maintenir la sécurité et de lutter contre le terrorisme.
 
Selon un sondage du centre de recherches Pew réalisé en mars 2019, la majorité des Américains (82%) pensent que les musulmans sont victimes de discriminations. De plus, selon une enquête de 2017 auprès des musulmans américains, beaucoup disent avoir subi différentes formes de discrimination, des contrôles de sécurité inappropriés dans les aéroports, et des titres désobligeants, comportements qui se sont considérablement développés sous la présidence de Trump, et une étude d'une organisation non gouvernementale sur la violence policière, montre que les noirs ont trois fois plus de chances d’être tués par la police américaine.
 
Les émeutes récentes, comme celle de Minneapolis, ne sont pas sans précédent dans l'histoire américaine et ne seront pas les dernières car le comportement et les remarques de Trump jettent de l’huile sur le feu des tensions raciales et des désaccords, et peuvent entraîner le déclin de la société étatsunienne.  
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