8:39 - March 27, 2022
Code de l'info: 3480175
Téhéran(IQNA)-La municipalité de Saint-Denis a voté jeudi soir la création du carré 39 qui sera réservé aux musulmans. Cette décision a été prise pour éviter une future saturation.

Dès le début du mois d'avril, à Saint-Denis, les familles de confession musulmane pourront enterrer leurs défunts dans le cimetière communal. La municipalité a en effet voté jeudi soir la création du carré 39 qui sera réservé aux musulmans. Celui-ci sera orienté vers la Mecque, comme le veut la religion.

Une décision qui a été prise pour éviter une future saturation dans le secteur. "Il y a une vraie attente et des vrais besoins", indique à BFM Paris Île-de-France Abdelaziz Jaouhari, président de la mosquée Mantes Sud et coordinateur des musulmans du Mantois, qui souligne un "manque cruel depuis très longtemps" dans certaines communes.

Une offre limitée
Si la région Île-de-France bat des records sur l'Hexagone avec une soixantaine de carrés musulmans, l'offre reste encore trop limitée.

"Certains maires reçoivent des dérogations de la part de personnes qui n'habitent pas leur commune, par faute de carré musulman dans leur commune (actuelle, ndlr). Parfois, nous avons des familles sur le Mantois, dans les Yvelines qui vont faire des demandes de dérogation dans le Val-de-Marne ou en Seine-Saint-Denis, là où ils peuvent trouver une place", déplore Abdelaziz Jaouhari.

Interrogé par BFM Paris-Ile de France, le maire de Mantes-la-Jolie demande désormais aux autres communes voisines de prendre à leur tour leurs responsabilités, pour éviter le surplus de dérogations.

"Ce sont des demandes très compliquées à refuser, car ce sont des familles dans la douleur, dans la peine. Mais en même temps, Mantes-la-Jolie ne peut pas à elle toute seule répondre à toute la demande", avance Raphaël Cognet.

Face à constat, s'ajoute également le problème de la demande de places qui s'avère de plus en plus grandissante dans les cimetières musulmans. En effet, avec la crise sanitaire, le nombre de défunts a pu augmenter et la fermeture des frontières avec le Maghreb ne permettait pas forcément les rapatriements.

Des villes comme Gennevilliers et Anthony ont décidé d'augmenter le nombre de places pendant la crise sanitaire, mais cela ne suffit toujours pas, déplorent les associations et les maires.
bfmtv

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