Le juge intérieur et la conscience

6:03 - August 19, 2022
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Téhéran(IQNA)-Il y a un juge à l'intérieur de nous, qui est témoin de nos comportements et un véritable gardien qui distingue les bonnes actions des mauvaises. Cependant, certaines personnes peuvent faire taire cet arbitre averti par leur négligence.

La « conscience » est définie comme la connaissance d'une personne de sa personnalité et de son moi intérieur.

Dans les interprétations scientifiques, la conscience est présentée comme un capitaine qui détient le commandement de la vie. Elle nous indique dans quelle direction se déplacer et dans quelle direction éviter de se déplacer.

La conscience supervise nos actions. Si une erreur se produit dans le cheminement d'une personne, la conscience l'arrête et lui fait prendre conscience de son erreur, et même le blâme dans certains cas.
 

La conscience est l'un des sujets importants de la psychologie, de l'anthropologie et de la philosophie morale. Des penseurs religieux ont abordé cette question ainsi que des philosophes et des psychologues athées. En ce qui concerne l'origine de la conscience, il existe deux théories, notamment son acquisition et son apprentissage, et sa nature et son essence. Les partisans de la première façon de penser, à savoir l'acquisition et l'apprentissage, qui sont pour la plupart des psychologues matérialistes, disent qu'un enfant à la naissance, n’a pas de norme qui lui permette de comprendre les valeurs.

Un autre groupe croit que la conscience existe dans la nature humaine, et à leur tête, les religieux qui estiment que la conscience est une chose naturelle, un instinct immortel et un guide fiable pour les humains.

L'existence de la conscience et des états de conscience est essentielle pour les humains, son absence dans certains cas, conduit à des dérapages et à des méfaits.

Dans le Saint Coran, la conscience est le « nafs lavameh » cité dans le verset 2 de la sourate Qayamah :
« وَلَا أُقْسِمُ بِالنَّفْسِ اللَّوَّامَةِ

« Mais non ! Je jure par l'âme qui ne cesse de se blâmer » (Coran 75 :2)

Le même thème est évoqué aux versets 7 et 8 de la sourate Shams, qui disent :
وَنَفْسٍ وَمَا سَوَّاهَا؛ فَأَلْهَمَهَا فُجُورَهَا وَتَقْوَاهَا

« Et par l'âme et Celui qui l'a harmonieusement façonnée et lui a alors inspiré son immoralité, de même que sa piété » (Coran 91 :7-8)

En ce qui concerne l'importance de la conscience, il faut dire qu'elle est supérieure à la connaissance, car elle est dans une position supérieure au questionnement, à la réponse, à l'observation et à l'évaluation.

Lorsqu'une personne parle contre la vérité et a recours au mensonge devant un juge, elle sait elle-même, ce qu'est la vérité et se sent coupable vis-à-vis de sa conscience.

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