PARIS(IQNA)-Récemment, le ministre français des Affaires étrangères a demandé des explications aux autorités israéliennes après l'attaque contre l’institut culturel français à Gaza, alors que le meurtre de milliers de citoyens palestiniens dans la bande de Gaza, n’avait suscité aucune réaction de la part des autorités françaises.
L’hypocrisie du gouvernement français est un exemple du double standard des pays occidentaux, en matière de droits de l’homme.
La ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna, a déclaré : « Nous avons annoncé qu'il y a quelques jours, l'Institut culturel français de Gaza avait été frappé d'une manière qui avait provoqué la surprise et amené la France à exiger des explications des autorités israéliennes. Nous cherchons à comprendre comment une institution culturelle française peut être la cible d’une attaque israélienne et discutons avec nos partenaires israéliens à différents niveaux.
En examinant attentivement l’approche des hommes politiques et des médias occidentaux, il apparaît clairement que l’aversion de la classe dirigeante et des médias à l’égard de la violence et des meurtres n’est en aucun cas absolue, mais tout à fait relative.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est engagé à transformer Gaza en île déserte après la guerre éclair du Hamas le 7 octobre.
Depuis, Israël continue de bombarder Gaza, détruisant des écoles, des hôpitaux, des centres de presse et des mosquées. Selon Human Rights Watch, Israël utilise de dangereuses bombes au phosphore blanc, une arme chimique dont l'utilisation est considérée comme un crime de guerre. Jusqu'à présent, au moins 9 000 Palestiniens ont été tués à Gaza. Chaque fois que des avions militaires israéliens bombardent Gaza, les gouvernements occidentaux s'alignent pour déclarer qu'ils « sont aux côtés d'Israël » et « qu'Israël a le droit de se défendre ».
Les attaques israéliennes contre Gaza sont principalement menées par des avions venus de Washington et financés par les contribuables américains.
Entre 1946 et 2023, Israël a reçu 263 milliards de dollars d’aides des États-Unis, dont la majeure partie a été versée à l’important budget des Forces de défense israéliennes.
Cet énorme programme d’aide militaire à Israël, joue un rôle important dans la destruction et les effusions de sang à Gaza. Le manque de transparence dans les ventes d’armes américaines à Israël, est depuis longtemps une source d’inquiétude, même parmi les membres du Congrès. Par leurs engagements militaires envers Israël, les États-Unis soutiennent en réalité les actions destructrices d’Israël en Palestine, et tandis que l’Occident salue les Ukrainiens comme des héros, les groupes palestiniens sont qualifiés de terroristes.
Les pays occidentaux n’ont pas hésité à lancer deux décennies de guerres sanglantes contre l’Irak et l’Afghanistan, au cours desquelles des centaines de milliers de civils ont été tués. Ils ont bombardé la Libye, la Syrie et le Soudan sans se soucier des civils innocents.
Le cas récent le plus odieux, a été la guerre brutale contre le peuple du Yémen, l’un des pays les plus pauvres du monde, menée par l’Arabie saoudite avec le plein soutien, la complicité et la participation active des Usa, de la Grande-Bretagne et d’autres puissances impérialistes.
Selon le rapport de l'ONU, plus de 150 000 personnes ont été tuées au Yémen, et on estime également que plus de 2 000 personnes sont mortes à cause de la terrible famine délibérément créée par les Saoudiens et leurs alliés, et de la destruction des hôpitaux.
Depuis l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre, et les attaques massives du régime sioniste contre Gaza, le climat politique en France est tendu.

Le 12 octobre, le ministre français de l'Intérieur, Gérald Dermann, a ordonné une large interdiction des manifestations pro-palestiniennes, affirmant qu'elles étaient « susceptibles de provoquer des troubles à l'ordre public ». Cependant, dans un double standard qui n'est pas rare en France, les rassemblements pro-israéliens ont été autorisés dont une marche organisée par le Conseil français des institutions juives (CRIF), trois jours après l'attaque du Hamas, à Paris.
Tom Porteous, directeur adjoint des programmes à Human Rights Watch, a déclaré : « La réponse de Washington et des pays européens aux crimes israéliens à Gaza, a été le silence. La guerre menée par Israël à Gaza, et le siège des habitants de cette zone, constituent un crime de guerre.
Pourquoi les Usa et l'Occident ne sont-ils pas indignés par les déclarations des dirigeants politiques israéliens qui ne font pas de distinction entre soldats et civils à Gaza, et qui donnent même l'ordre d'intensifier les attaques contre les zones résidentielles de Gaza, et de détruire les bâtiments ?
Pourquoi ne demandent-ils pas explicitement à Israël de respecter les lois internationales ou pourquoi ne veulent-ils pas punir Israël ?
Si les pays occidentaux veulent que le reste du monde croit à leurs affirmations sur les valeurs, les droits de l’homme et les lois internationales régissant les guerres, ils doivent appliquer les mêmes principes universels à la brutalité d’Israël à Gaza.
Ces paroles montrent clairement l'approche de l'Occident à l'égard des droits de l'homme et du droit de légitime défense et montrent une fois de plus au monde, que les intérêts de l'Occident et des pays occidentaux sont ce qui compte »