IQNA-Cheikh Naïm Qassem a qualifié la guerre de 33 jours de 2006 de tournant historique pour le Liban et la région.
À l’occasion de l’anniversaire de la victoire du Hezbollah dans la guerre de 33 jours de 2006, le secrétaire général du mouvement, Cheikh Naïm Qassem, a déclaré que les événements avaient démontré que la diplomatie, lorsqu’elle n’est pas accompagnée d’une pression militaire, ne permettait pas d’obtenir des résultats face à Israël.
Dans un discours prononcé ce vendredi 14 août 2026, Cheikh Naïm Qassem a qualifié la guerre de 33 jours de 2006 de tournant historique pour le Liban et la région. Il a expliqué que cette confrontation avait débuté après la capture de deux militaires israéliens par le Hezbollah, dans le but d’obtenir la libération de prisonniers libanais détenus dans les prisons israéliennes.
Selon lui, toutes les communications, les canaux politiques et les efforts diplomatiques engagés pour obtenir la libération de ces prisonniers étaient restés sans résultat. Il a ainsi estimé que l’opération était devenue nécessaire pour respecter l’engagement du Hezbollah, après le refus d’Israël de libérer les détenus libanais.
Cheikh Naïm Qassem a toutefois souligné que l’opération ne nécessitait pas, sur le plan militaire, une guerre totale. Il a ajouté que les développements ultérieurs avaient montré qu’Israël, avec la coopération des États-Unis, se préparait à une guerre de grande ampleur.
Le secrétaire général du Hezbollah a affirmé que la guerre s’était finalement achevée par la défaite d’Israël face à la résistance islamique libanaise et aux combattants de la résistance, dans le cadre de la formule « armée, peuple et résistance ». Il a également présenté la libération de prisonniers et de détenus comme l’un des résultats de cette confrontation.
Il a rappelé que la secrétaire d’État américaine de l’époque, Condoleezza Rice, avait présenté cette guerre comme le début d’un « nouveau Moyen-Orient ». Selon lui, ce projet a finalement échoué et s’est effondré.
Cheikh Qassem a également estimé que cette confrontation avait contribué à maintenir une capacité de dissuasion face à Israël entre 2006 et 2023, illustrant selon lui la capacité de la résistance à modifier les rapports de force.
Évoquant enfin la bataille « Oulou al-Ba’s » (« les détenteurs de fermeté et de puissance »), il a indiqué qu’elle avait abouti à un accord prévoyant le retrait israélien, le déploiement de l’armée libanaise et l’opposition à toute présence armée israélienne dans le sud du Liban. Il a cependant accusé Israël de ne pas avoir respecté cet accord, affirmant que le Liban et la résistance avaient, pour leur part, respecté leurs engagements. Il a conclu que cette situation avait conduit à quinze mois d’agression continue, certes à intensité réduite, tout en affirmant que le Hezbollah considérait toujours l’accord comme valable et comme une base de son action.
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