IQNA-Bassem Naïm, membre du bureau politique du mouvement de résistance islamique Hamas, a affirmé que les assassinats perpétrés par l’armée israélienne dans la bande de Gaza, notamment celui du chef de la police de la ville de Gaza, constituent un « message de feu » adressé aux garants de l’accord.
Selon le Centre d’information palestinien, Bassem Naïm a ajouté que ces actions confirment concrètement la position exprimée par Benjamin Netanyahou concernant son opposition à la feuille de route sur laquelle les représentants du « Conseil de la paix » avaient négocié avec les groupes palestiniens. Ces derniers avaient accepté cette feuille de route malgré la difficulté de certaines de ses dispositions.
Naïm a souligné que la poursuite de cette situation reviendrait à se soumettre à l’agenda électoral de Benjamin Netanyahou.
De son côté, le Hamas a publié un communiqué condamnant l’assassinat du colonel Jamal Abou Kamal, chef de la police civile du gouvernorat de Gaza, par l’armée israélienne. Le mouvement a qualifié cette opération de crime « brutal et trompeur », estimant qu’elle révèle la nature de l’occupation israélienne.
Dans son communiqué, le Hamas affirme que l’assassinat du colonel Jamal Abou Kamal traduit la volonté de poursuivre les crimes contre le peuple palestinien ainsi que les efforts visant, selon lui, à instaurer le chaos et l’absence de loi dans la bande de Gaza.
Le mouvement palestinien a également estimé que cette opération révèle, selon ses termes, la politique israélienne visant à poursuivre la guerre, à aggraver la catastrophe humanitaire dans la bande de Gaza et à la conduire vers une situation de chaos, ce qu’il qualifie de crime de guerre à part entière.
Enfin, le Hamas a appelé les médiateurs à agir immédiatement afin de mettre fin aux violations répétées d’Israël, d’engager des poursuites à son encontre et de contraindre les autorités israéliennes à respecter sans délai les dispositions de l’accord de cessez-le-feu de Charm el-Cheikh dans la bande de Gaza.
4369655